Le numérique au service de l’éducation

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LES ENJEUX TECHNOLOGIQUES

Le secteur de l’éducation est un secteur particulier quand on aborde le sujet du numérique compte tenu de l’ampleur de ce secteur et des enjeux qu’il porte. En France, ce sont ainsi 54 000 écoles, 11 300 collèges et lycées, 13 millions élèves et apprentis et 860 000 enseignants en 1°et 2° degré qui sont concernés dans l’éducation nationale par les apports du numérique. Dans l’enseignement supérieur, environ 80 universités, 1600 écoles supérieures et 2,4 millions étudiants sont également concernés. Les enjeux identifiés pour ce secteur sont multiples.

  • Il s’agit tout d’abord de fournir des environnements d’apprentissage modernes et adaptatifs, pour permettre aux élèves et aux étudiants de développer les compétences nécessaires aux enjeux de société futurs. 27% des collèges et lycées et 20% des écoles et universités ont déjà déployé des tablettes mais les établissements sont encore plus nombreux à avoir des projets.
  • Il s’agit également de rechercher l’efficience pour l’éducation nationale, en permettant une utilisation optimisée des ressources. La refonte des infrastructures informatiques fait partie de ces initiatives.
  • Il s’agit également de fournir aux enseignants et aux formateurs de nouveaux outils, afin d’accompagner cette évolution.
  • Il s’agit enfin de permettre la mise en commun des ressources et des données, afin de permettre le partage des bonnes pratiques et une amélioration continue.DES RETOURS D’EXPERIENCES POSITIFSSi le développement du numérique est un enjeu de société majeur, des retours d’expérience concrets ont déjà été constaté au sein de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Lors d’un atelier de travail réalisé par IDC avec des acteurs exclusivement du monde de l’éducation, plusieurs retours d’expériences ont démontré les apports du numérique:
  • Pour le développement de l’innovation et de la créativité. L’usage de l’impression 3D permet par exemple à une école d’art et de design de tester des modèles et des approches irréalisables auparavant pour des raisons techniques et de couts.
  • Pour la communication entre les acteurs. L’échange entre les parents, les étudiants et les enseignants à travers des portails ou encore les alertes via les téléphones mobiles sont ainsi des exemples qui sont régulièrement revenus.
  • L’auto apprentissage et le développement de réseaux d’étudiants. Une école supérieure a ainsi développé un module d’apprentissage sur un environnement Cloud, qui permet aux étudiants d’accéder à l’ensemble des ressources mais aussi de suivre leur progression et d’échanger entre étudiants sur les difficultés rencontrées.De très nombreux autres exemples ont également été cités, qui permettent de renforcer l’engagement et la collaboration des étudiants, qui favorisent l’inclusion des étudiants plus vulnérables et l’implication de leurs parents, qui favorisent le développement des compétences des enseignants, mais aussi du contenu et des connaissances

novembre 2015, IDC #FR393 Document réalisé pour Samsung Business

QUELLES SONT LES PERSPECTIVES TECHNOLOGIQUES POUR LE SECTEUR DE L’EDUCA TION

Tous segments technologiques confondus (matériels, logiciels, services), la dépense informatique du secteur de l’éducation en France (primaire, secondaire et enseignement supérieur) est évaluée par IDC à 1.515 milliard d’Euros en 2015. Elle sera amenée à évoluer de manière importante afin de prendre en compte les nouvelles technologies liées à la mobilité, au Cloud Computing, aux approches analytiques ou encore aux démarches collaboratives. Les impacts seront nombreux:

  • En termes d’efficacité opérationnelle, parce que la mobilité apportera la capacité de partager les informations en quasi temps réel, que le Cloud transférera les investissements vers des coûts opérationnels ou que les technologies analytiques amélioreront les capacités de prise de décision.
  • En termes de personnalisation de l’apprentissage, parce que de nouvelles applications pourront être mises à disposition de manière ciblée, qu’une historisation de l’apprentissage de chaque élève pourra favoriser une évolution personnalisée ou que les retours et avis des étudiants et élèves permettront de réagir plus rapidement et de mieux adapter les contenus.
  • En termes de collaboration enfin parce que les communications seront facilitées, que les accès de n’importe où seront rendus possible ou que les écoles, lycées ou universités pourront plus facilement valoriser leurs contenu.VERS UNE NOUVELLE EXPERIENCE POUR L’ETUDIANT ET UN APPRENTISSAGE PERSONNALISESi la trajectoire de l’éducation numérique tend vers un apprentissage de plus en plus personnalisé et une expérience améliorée pour l’étudiant et l’élève, cette trajectoire à 5 ou 10 ans comporte de nombreux points de passages:
  • Tout d’abord dans la mise en place d’infrastructures permettant de mettre à disposition le contenu et de supporter un usage en mobilité de ce contenu;
  • Ensuite dans les processus de collaboration internes mais aussi externes, tant au niveau local qu’au niveau international. Ces processus et les modalités de collaboration seront essentiels au développement d’une intelligence collective, telle qu’elle existe déjà depuis longtemps dans le domaine de la recherche universitaire, et au développement du crowd- sourcing dans le monde de l’éducation;
  • Enfin dans la diffusion d’objets connectés permettant d’automatiser de très nombreuses tâches liées à l’exploitation des établissements et des campus d’enseignement supérieur.Ces points de passages devront permettre de continuellement s’assurer que l’objectif final est bien l’apprentissage, pas la technologie en elle-même qui sert cet objectif. Il conviendra également d’investir dans la formation et le développement des compétences des enseignants et formateurs et d’utiliser les gains de productivité générés pour libérer du temps à consacrer aux élèves. Dernier aspect enfin identifié par IDC: il conviendra d’éviter les généralisations, car les différences entre établissements sont nombreuses, mais il conviendra d’utiliser les initiatives gouvernementales et ministérielles comme un catalyseur et un levier d’investissement et de coordination des bonnes pratiques.

 

La dépense informatique du secteur de l’éducation en France (primaire, secondaire et enseignement supérieur) est évaluée par IDC à 1.515 milliard d’Euros en 2015

Analyse de Sebastien Lamour, consultant IDC

©2015 IDC #FR393 2 À propos de Samsung Electronics Co. Ltd.

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