Quand les consommateurs sont de plus en plus disposés à bloquer les publicités en ligne…

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3 Français sur 10 seraient prêts à payer pour ne plus être interrompus par des publicités

Une nouvelle étude menée par Accenture révèle que la plupart des consommateurs français (61%) savent désormais qu’il existe des solutions pour se débarrasser de la publicité en ligne comme les bloqueurs de fenêtres publicitaires, ce qui représente une menace réelle pour cette industrie. D’après cette enquête menée auprès de 28 000 consommateurs dans 28 pays, plus de trois Français sur dix (32 %) seraient prêts à payer pour ne plus être interrompus par des publicités.

Les bloqueurs de publicité permettent de modifier des contenus publicitaires (vidéos, images, textes notamment) sur une page Internet ou de les supprimer automatiquement.
Ces outils technologiques permettent aux téléspectateurs et aux internautes de charger plus rapidement des fichiers vidéo, de consulter des pages Internet sans publicités, de préserver leur bande passante et de protéger leur vie privée en supprimant les systèmes de tracking et de profilage des plateformes de diffusion publicitaire.

Selon Yannick Sadowy, directeur exécutif en charge du secteur des médias pour Accenture France et Benelux, “les bloqueurs de publicités constituent une menace relativement récente pour l’industrie publicitaire. Les consommateurs sont de plus en plus disposés à payer pour acheter des bloqueurs car trop de publicités sont mal ciblées. A l’ère de la personnalisation du contenu, être contraint de regarder une publicité non pertinente est une opportunité ratée pour les annonceurs, mais c’est aussi une perte de temps pour le consommateur. De fait, plus ce dernier sera conscient qu’il a le choix, plus il évitera tout simplement les contenus liés à des publicités redondantes, intrusives et peu pertinentes.”

L’enquête indique que les jeunes consommateurs français sont plus au fait de l’existence de bloqueurs publicitaires que les autres classes d’âge.
Plus des deux tiers (70 %) des 18/24 ans, et presque le même pourcentage des 25/34 ans (64%), affirment connaître l’existence de technologies permettant de supprimer les encarts publicitaires.

Les consommateurs issus des pays émergents connaissent davantage encore ces méthodes que les consommateurs des marchés développés. A
insi, les deux tiers (65 %) des répondants résidant dans des pays émergents affirmaient connaître l’existence des bloqueurs de publicité, contre 58 % des répondants des marchés plus matures. La proportion est particulièrement élevée au Mexique, où 82 % des personnes connaissent ces technologies.

Les consommateurs issus des marchés émergents sont aussi plus nombreux – 47 % contre 34 % sur les marchés matures – à dire qu’ils seraient prêts à payer pour supprimer les publicités.

Il est inutile d’imiter l’industrie musicale dans ses tentatives avortées de contrecarrer le piratage,” ajoute Yannick Sadowy. “Inutile aussi de redoubler d’efforts pour essayer de déjouer les technologies toujours plus performantes des bloqueurs de publicités. L’industrie publicitaire doit faire son maximum pour que les publicités soient plus respectueuses du temps précieux que nous passons devant nos écrans, en misant sur des contenus ciblés, adaptés et divertissants – avec une créativité que tout le monde appréciera.”

S’appuyant sur ses capacités de conseil et sur son expertise en matière de transformation numérique, Accenture recommande aux agences de publicité digitale d’investir dans l’expérience utilisateur, l’évolution des interfaces, des studios de production, mais aussi des équipements et des compétences de post-production. Dotée de technologies opérationnelles et analytiques capables de résoudre ces problèmes, la publicité est en mesure de fournir des contenus créatifs et des services beaucoup plus personnalisés aux consommateurs.

Méthodologie

Entre octobre et novembre 2015, Accenture a mené une enquête en ligne auprès de 28 000 consommateurs en Australie, au Brésil, au Canada, en Chine, en République Tchèque, en France, en Allemagne en Hongrie, en Inde, en Indonésie, en Italie, au Japon, au Mexique, aux Pays-Bas, aux Philippines, en Pologne, en Roumanie, en Russie, en Arabie Saoudite, en Slovaquie, en Afrique du Sud, en Corée du Sud, en Espagne, en Suède, en Turquie, aux Émirats Arabes Unis, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Dans chaque pays, l’échantillon de personnes était représentatif de la population connectée. Les personnes interrogées étaient âgées de 14 à 55 ans et plus. L’enquête et la modélisation des données connexes quantifient la perception des outils digitaux, des contenus et des services, des habitudes d’achat, des préférences et de la confiance dans les fournisseurs d’accès, ainsi que l’avenir du mode de vie connecté.