Quand le trafic d’origine humaine dépasse celui des robots malveillants sur le Web

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Imperva publie la quatrième édition de son étude annuelle Bot Traffic Report.
Principal enseignement :  pour la première fois, le trafic d’origine humaine a dépassé celui des robots malveillants (les « botnets ») sur le Web.

Jusqu’ici, les robots, bienveillants ou malveillants, étaient toujours à l’origine de la plupart de l’activité sur notre réseau. Or, cette année, nous avons observé une évolution, les visiteurs humains devenant désormais majoritaires sur Internet.

Les faits marquants de l’étude :

  • Les données présentées dans ce rapport s’appuient sur un échantillon de plus de 19 milliards de visites d’êtres humains et de robots enregistrées sur une période de 90 jours, du 24 juillet au 21 octobre 2015.
  • En analysant nos données, nous avons été très surpris d’apprendre que, pour la première fois, les visiteurs humains ont été responsables de la majorité (51,5 %) du trafic Web dans son ensemble. Ces chiffres apparaissaient à première vue comme un total renversement de tendance. Cependant, une fois examinés de plus près et remis dans le contexte de nos précédentes analyses, ils révèlent en fait la poursuite d’une tendance, à savoir :
    • une augmentation du volume relatif de trafic d’origine humaine, passé de 38,5 % en 2013 à 51,5 % en 2015 ;
    • un recul du volume relatif de trafic issu de robots bienveillants, de 31 % en 2013 à 19,5 % en 2015 ;
    • une stabilité du volume de trafic des robots malveillants, qui fluctue autour de 30 %.
  • Au vu des tendances ci-dessus, il est intéressant de noter qu’Imperva n’a relevé aucune baisse d’activité des robots malveillants, et ce quelle que soit la fréquentation des sites.
  • En conséquence, les sites de toutes tailles sont plus ciblés que jamais et visités en moyenne par un robot malveillant pour deux êtres humains.