Baromètre Havas Shopper Observer : la fin de Coca-Cola, Nike et Nutella ?

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Le commerce, retour à l’essentiel ou presque ?

Paris Retail Week qui se déroulera du 15 au 17 septembre à la Porte de Versailles à Paris, révèle les résultats de son baromètre Havas Shopper Observer 

Du 22 avril au 15 mai 2020, 2 000 consommateurs français, chinois et américains ont été interrogés sur leurs attentes vis-à-vis du commerce et des enseignes. Une recherche minutieuse qui a permis de révéler 5 tendances majeures impactant le commerce de demain.

Vers une économie du bien être : repenser ses habitudes de consommation

Commerces fermés, transports à l’arrêt, entreprises en sommeil. La crise du Covid-19 a lourdement impacté les habitudes et plaisirs de consommation, obligeant les populations à se repenser entièrement. D’une période de doute et de grande méfiance, émerge le besoin de se recentrer et de penser local.
Consommer devient un acte engagé responsable. Face à l’urgence, les bonnes résolutions écologiques sont brandies en étendards mais l’appel de la reprise économique aura-t-il le dernier mot ? Pour une majorité de consommateurs, cette nouvelle ère post-COVID ne semble pas marquer la fin d’une époque mais plutôt l’accélération de la précédente, avec des positions qui se durcissent et des avis qui se font plus tranchés.

L’étude Shopper Observer par Havas Paris pour cette nouvelle édition de Paris Retail Week, a su relever le défi d’analyser en direct l’impact de l’une des plus grandes crises sanitaires mondiales sur le commerce. 100 questions qui ont permis de dévoiler 5 tendances phares :

  1. Le succès de la consommation locale : la fin de Coca-Cola, Nike et Nutella ?

92 % des consommateurs se disent prêts à consommer plus de produits locaux.

89 % souhaitent se tourner davantage vers les produits artisanaux. Si consommer local était déjà devenu un engagement à suivre, la crise n’a été que l’élément déclencheur pour accélérer et ancrer cette tendance dans le réel. Ce climat de grande méfiance a entraîné un besoin d’achat sécurité : traçabilité, produits locaux et de qualité et respect du producteur.

70 % des personnes interrogées aimeraient changer radicalement leur manière de consommer. Au-delà de la simple recherche de produits locaux, le consommateur cherche avant tout à revendiquer un modèle social plus vertueux, dénonçant les circuits trop opaques. Ce nouveau mode de consommation devient en fait un mode de vie prônant des valeurs d’authenticité, de terroir et de savoirfaire.

60 % se disent prêts à se passer des grandes marques nationales et internationales. Une réflexion qui oblige les grandes enseignes à se remettre en question à leur tour, pour proposer du local, de l’authentique. Produits et communication qui vont à l’essentiel, les grandes marques se veulent plus proches que jamais de leurs consommateurs. Une stratégie pas toujours payante.

  1. Toujours plus vite, entre impatience et prise de conscience

1 consommateur français sur 3 utilise des offres de livraison rapide. De beaux efforts pour une consommation engagée, qui semblent donc aujourd’hui encore fragiles face aux offres massives et autres promesses répondant au désir d’immédiateté.
La rapidité d’accès aux produits est devenue en quelques années une composante déterminante de l’offre : produits frais, électroniques ou de mode, la mise à disposition rapide des achats fait la différence.

92 % des consommateurs se disent prêts à consommer plus de produits locaux. 89 % souhaitent se tourner davantage vers les produits artisanaux. Si consommer local était déjà devenu un engagement à suivre, la crise n’a été que l’élément déclencheur pour accélérer et ancrer cette tendance dans le réel. Ce climat de grande méfiance a entraîné un besoin d’achat sécurité : traçabilité, produits locaux et de qualité et respect du producteur.

70 % des personnes interrogées aimeraient changer radicalement leur manière de consommer. Au-delà de la simple recherche de produits locaux, le consommateur cherche avant tout à revendiquer un modèle social plus vertueux, dénonçant les circuits trop opaques. Ce nouveau mode de consommation devient en fait un mode de vie prônant des valeurs d’authenticité, de terroir et de savoirfaire.

60 % se disent prêts à se passer des grandes marques nationales et internationales. Une réflexion qui oblige les grandes enseignes à se remettre en question à leur tour, pour proposer du local, de l’authentique. Produits et communication qui vont à l’essentiel, les grandes marques se veulent plus proches que jamais de leurs consommateurs. Une stratégie pas toujours payante. Le succès de la consommation locale : la fin de Coca-Cola, Nike et Nutella ? Face à l’abondance de choix en rayon, le consommateur est avide de tester les nouveautés sans devenir fidèle à une marque ou un produit en particulier. Les cartes de fidélité et autres points bonus accumulés, semblent être devenus les grands oubliés des caddies français.

  1. La fidélité est morte … pour être fidèle à nos valeurs

Face à l’abondance de choix en rayon, le consommateur est avide de tester les nouveautés sans devenir fidèle à une marque ou un produit en particulier. Les cartes de fidélité et autres points bonus accumulés, semblent être devenus les grands oubliés des caddies français.71 % des consommateurs estiment que les programmes de fidélité se ressemblent tous et 77 % d’entre eux estiment qu’ils servent avant tout à collecter et exploiter leurs données personnelles.

  1. Le marketing de la déconsommation, nouveau moteur des marques

« Consommer moins mais mieux. » un leitmotiv déjà intégré par une partie des français mais malheureusement mis à dure épreuve pendant le confinement même si les consommateurs en ont profité pour se tourner vers l’épargne.42% des consommateurs ont le sentiment de moins consommer qu’avant.

  1. Néo-bazar, les nouvelles soupapes de consommation

Le discount a le vent en poupe chez les consommateurs. Pourtant situé aux antipodes des nouvelles habitudes de consommation, qui aspirent à un caddie plus vert et local, les néo-bazars constituent une offre de commerce florissante partout en France. Un phénomène étroitement lié au pouvoir d’achat : 66 % des consommateurs estiment devoir faire plus attention qu’avant au prix des produits qu’ils achètent.