Deep Tech & nouveaux médias : lumière sur les projets révolutionnaires

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Quand les deeptechs propulsent les industries culturelles et créatives (ICC)

Lorsque l’on parle des « DeepTechs », on pense souvent aux innovations de rupture dans les secteurs de la santé, de l’industrie 4.0 ou encore de la ville durable. Mais d’autres industries comme celles des ICC – industries culturelles et créatives – sont en perpétuelles recherches de produits et services radicalement innovants. De nombreux projets des médias, de l’informatique graphique, de la publicité ou des industries culturelles empruntent largement aux travaux de recherche scientifique pour proposer des produits et services inédits et en rupture. C’est pourquoi, Cap Digital a souhaité dédier sa dernière matinée Futur.e.s # aux technologies de rupture qui révolutionnent les industries des médias, des computers graphics et de la culture.

A cette occasion, le premier collectif européen d’innovateurs du numérique a permis de découvrir et tester quinze projets exceptionnels.

Dans le cadre de la DeepTechWeek 2020, Cap Digital a souhaité mettre en lumière 10 projets exceptionnels, issus des labos comme des start-up, qui exploitent tout le potentiel des deep techs pour propulser les ICC:

Actronika – La start-up française de référence dans le domaine de l’haptique a présenté Skinetic, sa nouvelle veste permettant à l’utilisateur de ressentir, dans le monde réel, les interactions survenant dans la réalité virtuelle (feu, vent, usage d’outils, tirs…).

Golaem – Cette spin off d’Inria, créée en 2009, a présenté sa solution de simulation de foule en 3D permettant aux artistes de peupler les films de fiction et d’animation, les séries TV, les publicités et les cinématiques de jeux vidéo à l’aide de milliers de personnages. La suite de logiciels Golaem a notamment été utilisée pour la réalisation de scènes de bataille dans la série Game of Thrones.

INA Signature – L’équipe R&D de l’Institut National de l’Audiovisuel a présenté son logiciel Signature (lauréat de l’Emmy Award® for Technology and Engineering 2018) qui permet de détecter un contenu et ses copies, même après transformation de la séquence originale.

 Audionamix – En quelques années, cette start-up s’est imposée comme le leader mondial de séparation de sources sonores. Basée sur le traitement du signal et sur l’intelligence artificielle, la technologie d’Audionamix extrait les composantes constituantes d’un enregistrement audio, comme la parole, le chant et la batterie ou encore la basse.

DeepAlgo – Convaincu que pour sécuriser les algorithmes il faut pouvoir les comprendre, l’équipe DeepAlgo a développé une plateforme SaaS qui documente les algorithmes et une application afin de les rendre compréhensibles de tous.

MocapLab – Reconnu mondialement pour son expertise de capture du mouvement des doigts, du visage ou des yeux, MocapLab enregistre, édite et restitue les mouvements humains en 3D avec le maximum de qualité et de fidélité.

Opscidia – Cette jeune start-up développe des outils d’intelligence artificielle qui permettent d’obtenir en quelques clics toute la littérature scientifique sur un sujet donné. Un levier unique pour accélérer l’innovation, outiller la prise de décision publique ou privée et lutter contre les fake news scientifiques.

Radio France – Le premier groupe radiophonique de service public a présenté ses travaux de recherche de production audio au « format objet ». Un format innovant qui permet à Radio France de mettre à disposition de ses auditeurs des productions en son immersif dans le format le mieux adapté et d’explorer de nouvelles formes d’écriture sonore grâce à un nouveau degré d’interactivité.

Youcheck! Le projet européen Youcheck!, porté notamment par l’Agence France Presse, vise à sensibiliser le grand public et les communautés éducative et médiatique à la désinformation. Comment ? En leur donnant accès aux dernières avancées en matière de vérification d’images et de vidéos pour déceler et faire face aux infox.

Mais qu’est-ce qu’une deep tech au juste ?

Selon le référentiel Bpifrance, sont deep techs les entreprises qui introduisent de fortes barrières à l’entrée, ont un fort avantage différenciateur, une approche du marché longue et complexe mais qui sont surtout – et surement avant tout – issues de travaux de recherche, publique comme privé.

Qui dit Deep Tech dit donc entrepreneuriat académique.
Et contrairement à une idée reçue, ce mouvement ne concerne pas uniquement les technologies numériques. Le mouvement deep tech touche ainsi aussi bien l’intelligence artificielle que les nouveaux matériaux, l’informatique quantique, la robotique, la production et le stockage de l’énergie, les biotechnologies ou encore les nanotechnologies.