#Etude Infosys et Efma : « L’Innovation dans la banque de détail »

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« L’Innovation dans la banque de détail »

Plus de 50% des banques de détail espèrent que leurs investissements dans le digital porteront leurs fruits d’ici 2020

Infosys Finacle, entité d’Edge Verve Systems, filiale d’Infosys et l’Efma, une organisation internationale à but non lucratif, annoncent les résultats de la 9ème édition de leur baromètre annuel : « L’Innovation dans la banque de détail ». L’étude révèle, qu’en 2018, les investissements technologiques se feront autour de domaines dits d’actualité tels que la sécurité informatique, les analyses avancées, et les API dans l’Open Banking, au détriment des domaines dits d’avenir comme l’intelligence artificielle conversationnelle, l’automatisation robotique des processus, l’internet des objets ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Cependant, 70% des entreprises ont prévu de soutenir une solution d’intelligence artificielle conversationnelle, avec près de 25% d’entre elles ayant déjà investi dans l’intelligence artificielle.

D’après le rapport, les banques de détail continuent à pousser l’innovation dans tous les domaines fonctionnels, avec en priorité la digitalisation et l’optimisation de l’expérience client (respectivement 79% et 78%). D’autres secteurs ont vu les dépenses en termes d’innovation augmenter : les produits (67%), l’amélioration des processus (64%) et le marketing (57%).

L’étude, à laquelle plus de 300 banques ont participé, a révélé que les banques de détail considèrent les entreprises technologiques, les banques concurrentes et les start-ups de la fintech comme les plus grandes menaces pour leur croissance. Comme en 2016, les impacts les plus importants de la transformation sont attendus dans les domaines des paiements et des portefeuilles mobiles.

Les autres points clés de l’étude :

  • Les trois principaux défis en matière d’innovation comprennent l’intégration de systèmes, la technologie historique ainsi que les temps et coûts nécessaires pour passer du concept à la réalité,
  • Les banques de petite et moyenne tailles sont à la traîne à pratiquement tous les niveaux en termes d’innovation, reflétant à la fois une incapacité à investir, les conséquences de l’existence de priorités concurrentes, la nécessité de se concentrer sur la réduction des coûts et de répondre aux exigences de conformité,
  • En termes d’innovation, plus de 50% des répondants s’attendent à voir un retour sur investissement mesurable d’ici 1 à 3 ans ; plus de 30% s’attendent à voir des résultats en moins d’un an,
  • Seuls 10% des répondants ont une solution d’automatisation de processus robotisée,
  • On note une grande diversité de maturité des entreprises quant à leur capacité à tirer parti des données :

– Près de 37% des banques estiment pouvoir fournir uniquement des analyses descriptives,basées sur l’historique,

– Près de 20% des banques (généralement des entreprises plus importantes) déclarent disposer de solides capacités d’analyse prédictive et peuvent aider leurs clients à comprendre ce qu’il va se passer,

– Fait intéressant, seules 15% des banques sont en mesure de fournir des conseils ou des capacités prescriptives par rapport à ce que le client pourrait faire à l’avenir, compte tenu des données connues,

  • L’acquisition des bonnes compétences et expertises dans les domaines d’innovation tels que l’IA, la blockchain et la banque digitale représente une préoccupation majeure du secteur.