Etude Linkedin : le succès des évènements virtuels devrait se poursuivre

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Plus de la moitié des futurs évènements B2B auront une composante virtuelle dans l’après crise sanitaire selon une nouvelle étude de LinkedIn.

L’étude menée auprès de 200 organisateurs d’évènements B2B en France révèle que 69 % d’entre eux maintiendront des évènements virtuels sur le long terme (perspective à plus de 12 mois). À l’avenir, plus de 25 % des organisateurs d’évènements sont intéressés par l’organisation d’évènements hybrides, 35 % d’évènements virtuels, et 40% d’évènements physiques.

Les budgets devraient refléter ce changement puisque 72% des répondants affirment qu’une plus grande partie du budget pour les évènements et pour le marketing autour de ceux-ci sera dédiée aux évènements virtuels. L’étude révèle ainsi que les organisateurs français consacreront plus de 40% du budget de l’évènement à des plateformes virtuelles et à des investissements de publicité digitale afin de s’assurer que les budgets consentis pour développer un contenu de qualité aient un impact maximal sur leur audience.

Lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils prévoyaient de continuer à organiser des évènements virtuels, les principales réponses ont été : qu’ils n’étaient pas tributaires du contexte sanitaire (51%), qu’ils étaient rentables (38%) et qu’ils étaient mondialement accessibles sans déplacement (38%).

La grande majorité des organisateurs d’évènements (85%) ont organisé un évènement virtuel, un webinaire ou une conférence en ligne l’année dernière, avec trois fois plus d’entreprises choisissant exclusivement le format de l’évènement virtuel par rapport à la même période avant la pandémie. Les données mondiales de la plateforme LinkedIn montrent que les flux LinkedIn Live ont augmenté de plus de 400% d’une année sur l’autre et que le nombre de diffuseurs LinkedIn Live a augmenté de près de 500%. En fait, en décembre 2020, 12 000 évènements ont été organisés par semaine avec un demi-million de participants au total. En pivotant de la sorte, 76 % des organisateurs affirment que les évènements virtuels ont fourni des opportunités qu’ils n’auraient pas eues autrement.

Cependant, il y a eu des défis à relever :

51 % des organisateurs d’évènements ont subi des coupes budgétaires, d’où un nouveau challenge : où investir ?

Les données de l’étude LinkedIn montrent que la distribution de leur budget ira aux dépenses suivantes : des investissements dans la publicité digitale (18,5%) ;

L’exécution via des plateformes d’évènements virtuels ou la production (22%) ;

La publicité utilisant des tactiques marketing traditionnelles (12%) ; l’embauche de conférenciers (13%) et les expositions ou salons professionnels (14,5%).

D’ailleurs, l’étude révèle que la France, plus que toute autre pays et région du monde, accorde la priorité à la rémunération des conférenciers d’évènements : avec des budgets resserrés, pour 26% des répondants, il est plus important que jamais de cibler les dépenses évènementielles afin d’attirer les bons experts pour l’évènement.

Ioana Erhan, Directrice LinkedIn Marketing Solutions chez LinkedIn France, déclare : « L’évolution du secteur de l’événementiel reflète les changements majeurs opérés par les entreprises pendant la crise COVID à savoir moins de temps passé à voyager et une réduction ds coûts logistiques, et plus d’investissements pour des intervenants et du contenu de qualité. Cela signifie donc davantage d’évènements virtuels ou hybrides.
Notre nouvelle étude démontre que ces nouveaux usages sont bien présents et pour longtemps. La grande interrogation pour les organisateurs est de savoir à quoi ressemble un évènement hybride réussi, un format qui réunit le meilleur des deux typologies d’évènements. Comme il s’agit d’un nouveau concept, il y aura une ‘période test’ pendant laquelle les entreprises trouveront ce qui fonctionne pour elles et pour leurs participants. »