Le futur de la logistique

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Les principales tendances et prédictions pour le transport et la logistique en 2023 

Mettre en place de nouvelles stratégies à long terme

Le transport et la logistique sont aujourd’hui des éléments dont les consommateurs se soucient tout autant que les enseignes. Les fabricants, les distributeurs et les enseignes ne cessent de s’améliorer pour tenter d’acheminer les marchandises vers les clients à une vitesse record.
Il y a néanmoins un problème : les expéditeurs ont trop de stocks et les transporteurs sont actuellement au maximum de leur capacité, la pénurie de main-d’œuvre dépassant la demande des clients. Bien que des efforts puissent être faits pour augmenter la taille des flottes en 2023, la solution la plus probable aux problèmes actuels du transport longue distance se trouvera dans : 

  • L’amélioration de l’utilisation de l’espace de chargement disponible
  • La recherche et le traitement des processus inefficaces
  • L’utilisation de solutions de planification plus prédictives
  • Des incitations et des programmes de formation agressifs pour inciter les actifs à rejoindre le secteur du transport et de la logistique 
  • Des ports secondaires, des plateformes de fret aérien et des itinéraires de suivi
  • Le rééquilibrage des horaires de travail de la main-d’œuvre et de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. 

Les données en temps réel guideront chaque décision et action, du quai de chargement à la porte du client 

Il est difficile de comprendre comment les problèmes d’approvisionnement de 2021 et 2022 ont pu se produire. Il existe des technologies capables de fournir toutes les informations en temps réel pour acheminer les marchandises du premier au dernier kilomètre. Personne ne devrait se demander où sont les marchandises ou combien de temps elles resteront à une certaine étape de la chaîne de logistique. Pourtant, c’est exactement ce qu’il se passe. Lorsqu’il y a des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement, il existe des technologies capables de nous aider à comprendre pourquoi, et même de nous dire ce qu’il faut faire pour les régler. Alors pourquoi ne pas les exploiter ? C’est la question à laquelle les responsables de la chaîne d’approvisionnement mondiale devront répondre en 2023. 

  • Étant donné l’impact des ruptures de la chaîne d’approvisionnement, les détaillants devront mettre en place des technologies intelligentes aussi vite que les fournisseurs de solutions pourront soutenir les déploiements. 
  • Les clients et les partenaires seront encore plus vigilants à tout ce qu’il se passe sur la route, dans le ciel, dans les ports et dans toutes les zones de transit Grâce à la mise en place de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique, de la RFID, d’enregistreurs de données électroniques et autres technologies avancées de vision et de suivi en place. 

 Ceux qui utilisent la technologie étendront probablement son application à d’autres fonctions commerciales ou emplacements géographiques. En sachant exactement où se trouve chaque expédition en temps réel, il devient plus facile d’harmoniser la main-d’œuvre avec la demande et de prévenir les clients des arrivées imminentes – tout en s’assurant que la main-d’œuvre et l’espace sont disponibles. En d’autres termes, 2023 sera l’année où la coordination T&L et l’orchestration de la chaîne d’approvisionnement deviendront simples, directes et, dans une certaine mesure, automatisées.

La demande entraînera encore plus de nouveaux modèles de livraison dans le dernier kilomètre 

Nous entendons souvent dire que le « quick commerce » est en train de sombrer du fait que davantage d’entreprises utilisent des modèles d’emploi multiples pour les livraisons dans le « dernier kilomètre ». La tendance qui se développe le plus rapidement est l’externalisation auprès d’entrepreneurs de livraison flexibles et payés à l’heure (tels que Uber). 

 Cependant, certaines entreprises ne sont plus à même de payer des frais de service à des tiers, et l’externalisation des livraisons introduit un plus grand risque dans l’expérience du client. 

 Si quelque chose ne va pas, ce n’est généralement pas le service tiers qui en pâtit, mais bien le détaillant ou le restaurant. Pour l’acheteur en ligne, l’expérience de la livraison du « dernier kilomètre » est parfois la seule interaction avec la marque, et les travailleurs temporaires ne reflètent pas toujours l’image que le détaillant a soigneusement élaborée dans ses efforts de marketing. 

 Par ailleurs, l’expédition à partir du magasin, l’expédition à partir du centre de fabrication ou de distribution (drop shipping/livraison directe) et les nouveaux modes de transport pour livrer le consommateur (vélos-cargos, véhicules électriques, véhicules autonomes), viendront bousculer le paysage traditionnel de la livraison du dernier kilomètre par camionnette.