Premier état des lieux des dispositifs Web-to-Store

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OBSERVATOIRE DES PRATIQUES WEB-TO-STORE DES ENSEIGNES FRANÇAISES DE LA DISTRIBUTION

Alors que la maturité des consommateurs pour le web-to-store n’est plus à démontrer, Generix Group, éditeur de solutions applicatives pour l’écosystème du commerce, a voulu sonder celle des distributeurs français en passant au peigne fin les pratiques web-to-store de 28 enseignes appartenant aux six secteurs suivants : bricolage, maison, jeux/jouets, bien-être, habillement et GSA. Ces enseignes, issues du Top 100 des distributeurs établi par LSA,  ont été sélectionnées sur la base de leur chiffre d’affaires.

1. LE CLICK-AND-COLLECT, UN DISPOSITIF QUI NE PARVIENT PAS À PERCER DANS LES GRANDES SURFACES ALIMENTAIRES

Quatre secteurs sur six – à savoir les jeux/jouets, le bricolage, le bien-être et la maison – ont totalement intégré le web-to-store dans leur dispositif de vente. Dans l’habillement cette intégration est presque achevée. Par contre, parmi les grandes surfaces alimentaires tout reste encore à faire : à peine deux enseignes sur cinq (Intermarché et Super U) ont franchi le pas. Sans surprise, les enseignes de ce secteur donnent la priorité à  une autre alternative du web-to-store : le « drive » qui est de plus en plus répandu. 

La bonne pratique observée : 

Auchan a mis en place un service « retrait des encombrants » permettant aux clients de l’enseigne de retirer leurs achats non alimentaires les plus lourds (jusqu’à 130 kilos). Ce service gratuit, qui s’inscrit dans la stratégie cross-canal de l’enseigne, est accessible dans plus de 60 points de retraits dédiés dans l’Hexagone.

 En bref: 

Bricolage : 5/5

Maison : 5/5

Jeux/Jouets : 4/4

Bien-être : 4/4

Habillement : 4/5

GSA : 2/5

2. L’E-RESERVATION FAIT CARTON PLEIN DANS L’UNIVERS DU LUDIQUE

Les quatre enseignes de jeux/jouets analysées se sont converties à l’e-réservation. Seuls les secteurs de l’habillement et de la maison font presque aussi bien (3/5 tous les deux). Pour le secteur de l’habillement les consommateurs éprouvent encore le besoin de voir le produit avant d’acheter. Etonnamment, loin derrière, on retrouve le bricolage (1/5). Pourtant ce secteur devrait être un des premiers utilisateurs de ce dispositif sachant que les consommateurs préfèrent bien souvent voir le produit de bricolage avant de l’utiliser. De leur côté, les grandes surfaces et le bien-être  ne mettent pas forcément en évidence cette typologie de web-to-store sur leur site Internet.