Quand les citoyens attendent davantage de transparence de la part des acteurs publics comme privés

52

Étude Open Data : 81% des français souhaitent plus de transparence des acteurs publics en cette période de crise !

De manière générale, la tendance montre que les citoyens attendent davantage de partage d’informations de la part des acteurs publics comme privés.

Opendatasoft, acteur des plateformes de partage, d’ouverture et de réutilisation des données, publie les résultats d’une étude* menée par l’institut de sondage YouGov sur la donnée au cœur de la vie du citoyen. Le constat est sans appel : les citoyens français attendent davantage de transparence de la part des acteurs publics comme privés. Les thématiques qui les intéressent tout particulièrement sont les suivantes : environnement – budget et territoire pour les acteurs publics – éthique et RSE pour les acteurs privés.

La crise, vecteur d’accélération d’un besoin de transparence et de preuves par la donnée. D’après les résultats de l’étude, 81% des citoyens français estiment que la crise a renforcé un besoin de « davantage de partage d’informations sur la situation de la part des instances publiques » et pour 76% « un besoin de transparence des collectivités locales ». Plus globalement, les français attendent beaucoup des acteurs publics puisqu’ils sont une forte majorité (73%) à estimer « important » le partage de données en libre accès sur des données liées précisément à la vie du territoire : budget de la ville (63%) – commerces locaux (62%) – décisions politiques (58%) – mobilité (44%).

« Les résultats de l’étude ne sont pas une surprise pour nous. On se rend bien compte que le grand public attend beaucoup des collectivités et c’est pourquoi nous les accompagnons chaque jour dans l’ouverture de portails open data intuitifs et facilement utilisables. Concernant les acteurs privés, la démocratisation et le partage des données est en marche mais il y a encore un long chemin à parcourir. A noter toutefois des pionniers dans les secteurs de l’énergie, du transport ou encore du luxe qui ont ouvert la voie », évoque JeanMarc Lazard, CEO d’Opendatasoft.

En effet, 55% des Français souhaitent que les entreprises partagent leurs données, mais pas n’importe lesquelles. Ce sont surtout les sujets liés à la RSE qui les intéressent le plus : développement durable, écologie et éthique. De nombreux répondants ont fait émerger plusieurs verbatim et les principaux traduisent la notion de « preuve » : ils souhaitent avoir accès aux données des entreprises pour « se conforter dans leurs choix d’achats » ; « avoir une vue d’ensemble sur les politiques sociales et environnementales de leurs marques préférées » ; « vérifier que les actions prises correspondent aux slogans et aux discours commerciaux ».

Un besoin identifié mais des outils peu visibles aux yeux du grand public Si 41% des citoyens français ne savent pas où trouver les données publiques, 47% de ceuxci concèdent que leur ville / territoire partage déjà un certain nombre d’informations. Les répondants se partagent en deux grandes familles : les citoyens qui souhaitent avoir accès aux données pour se tenir informés (32% concernant les acteurs publics et 21% concernant les acteurs privés), et ceux qui veulent les avoir à disposition afin de prendre des décisions réfléchies. Dans chaque cas, seuls 29% savent où trouver les données qui les intéressent !
La communication publique reste un outil de visibilité essentiel qui passe par les bulletins d’informations communaux mais aussi par les médias. Il est important que les citoyens sachent où chercher l’information sur le site de leur commune ou de leur marque préférée.

« Même si certaines barrières sont tombées, il faut continuer à généraliser l’ouverture des données et à communiquer sur celles-ci. Les villes font un gros travail d’ouverture et d’accès mais les outils sont encore peu connus du grand public. La communication reste un outil essentiel pour que à ces portails déjà actifs dans les collectivités locales ou les Ministères, soient visibles au plus grand nombre ! », rappelle Jean-Marc Lazard..