Genre, Àge, Handicap…Les inégalités d’accès à l’IA
L’intelligence artificielle (IA) apporte la promesse d’une productivité et d’une efficacité accrues — mais encore faut-il que chacun puisse en bénéficier.
Alors que la demande de compétences en IA explose, l’accès aux formations et aux opportunités d’emploi dans ce secteur est très loin d’être le même pour tous et révèle de profondes fractures entre les salariés. Ce rapport examine les inégalités d’accès à l’IA en fonction du genre, de l’âge et du handicap.
Une récente étude du groupe Randstad révèle d’importantes disparités dans l’utilisation et l’accès à l’intelligence artificielle en milieu professionnel.
Inégalités de genre
- 71% des talents déclarant des compétences en IA sont des hommes
- 41% des hommes ont accès à l’IA au travail, contre 35% des femmes
- 38% des hommes se voient proposer des formations en IA, contre 33% des femmes

Écart générationnel
- 48% des moins de 30 ans utilisent régulièrement l’IA au travail, contre 31% des plus de 60 ans
- 45% de la génération Z reçoivent des offres de formation en IA, contre 22% des baby-boomers

Situation de handicap
- 55% des salariés en situation de handicap utilisent l’IA pour résoudre des problèmes au travail, contre 39% des salariés sans handicap
- 29% des collaborateurs handicapés envisagent de quitter leur emploi sans formation en IA, contre 18% des talents sans handicap

En conclusion :
Bien que la technologie de l’IA démontre sa capacité à combler des écarts pour certains groupes démographiques, comme les personnes en situation de handicap, il est clair qu’elle n’est pas encore exploitée de manière équitable, notamment en ce qui concerne les femmes et les séniors.
L’arrivée des IA génératives dans le paysage professionnel n’a fait que confirmer l’intuition de Yann Gabay, co-fondateur d’Oreegami, organisme de formation aux métiers du numérique soutenu par France Travail explique :
“Ces chiffres soulignent l’urgence pour les entreprises de mettre en place des stratégies inclusives pour l’adoption de l’IA, afin de maintenir leur compétitivité et de répondre à la pénurie de talents. Aujourd’hui, notre objectif est de préparer un large public à un futur incertain et leur donner l’opportunité d’accéder à des métiers porteurs, intéressants et rémunérateurs, souvent réservés aux diplômés de certaines écoles peu accessibles”







