Quels #Défis2019 relever pour réussir sa transformation ?

120

Les grands défis de l’entreprise 2019

Comment maintenir la confiance des utilisateurs, maîtriser les cyber-risques et assurer sa conformité réglementaire ? Comment engager et embarquer ses collaborateurs ? Comment innover et réussir sa transformation numérique, au service du business ?

Des questions majeures pour les entreprises, et au cœur de la soirée « Les Grands Défis de l’Entreprise »« Voice of Innovation ». La seconde édition de cet événement organisé par CGI Business Consulting s’est tenu le 13 novembre dernier dans l’auditorium du quotidien Les Echos, partenaire de la soirée.

Durant près de 3H, les participants – dirigeants, entrepreneurs, collaborateurs d’entreprise de nombreux secteurs – ont pu discuter des opportunités qu’offrent les technologies du numérique. Autour d’une interrogation centrale : quels #Défis2019 relever pour réussir sa transformation ?

L’événement était articulé autour de trois temps forts : l’entreprise inclusive et collaborative, l’entreprise protectrice, l’entreprise innovante et compétitive. Ces trois tables rondes font écho aux préoccupations principales des dirigeants, business et IT, interrogés pour Voice of the Client, le baromètre mondial exclusif de CGI. Il est le fruit d’entretiens menés par les équipes de CGI dans 17 pays auprès de 1400 professionnels de tous les secteurs d’activité.

2 experts de CGI – Caroline de Grandmaison, vice-présidente distribution, produits de luxe & grand public et industrie, et Benoit Froment, vice-président des ressources humaines, en ont donc présenté les résultats, avant de céder la place aux invités des tables rondes.

1- Une entreprise plus inclusive et réellement collaborative 

Le principe d’une entreprise ouverte à la diversité, soucieuse de promouvoir un environnement de travail serein et inclusif, et luttant contre les discriminations ne fait aujourd’hui plus vraiment débat. « L’entreprise inclusive doit s’ouvrir à l’ensemble des compétences peu importe le genre ou l’origine géographique. Il faut s’ouvrir à toutes les possibilités afin que chacun contribue à la valeur de l’entreprise », explique Biliana TODOROVIC, Directrice en charge des activités People, Change & Transformation de CGI BUSINESS CONSULTING.

Dès lors, comment rendre concrètes ces bonnes volontés ? « C’est aux dirigeants de donner l’impulsion et de montrer l’exemple  » affirme Caroline GUILLAUMIN, Directrice des ressources humaines de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE : « Avoir une diversité, c’est une vraie valeur pour l’entreprise. Pour l’inclusion, il faut donner des signaux forts car on a tendance à recruter des personnes qui nous ressemblent. » Une conviction partagée par Alexandre COLLINET, Directeur général adjoint de LEBONCOIN : « le management définit le cadre et construit la roadmap. L’exemple doit venir d’en haut, de fait on s’est beaucoup investi dans tous les recrutements, y compris en validant chacune des embauches jusqu’à récemment ».

Autres vecteurs importants pour libérer tous les talents et les potentiels de l’entreprise : le collectif, le collaboratif. Formidable vecteur pour libérer la créativité, générer de l’engagement, accroitre le potentiel d’innovation de l’entreprise et plus globalement donner du sens au travail. « Etre une entreprise collective, c’est avant tout mener une approche accessible quelle que soit la culture de l’entreprise », estime Biliana TODOROVIC ; « on ne se base pas sur les pouvoirs mais sur les compétences de chacun». Alexandre COLLINET souligne l’importance des valeurs des entreprises, tout en reconnaissant la nécessité d’un cadre : « le digital est par nature collaboratif, mais l’agilité ce n’est pas que le baby-foot, ou le nacked Friday aux Etats-Unis ».

Claire PEDINI, Directrice générale adjointe chargée des ressources humaines chez SAINT GOBAIN rappelle l’importance de l’enjeu : « la transformation passe par le collectif et le collectif passe par une attitude ouverte et engageante envers les clients et les collaborateurs ». Pour favoriser le travail collaboratif, Saint Gobain a créé des lieux favorables à l’échange et décidé de former ses managers à l’écoute et au fait d’accorder le droit à l’erreur.

La Société Générale a choisi une approche complémentaire, selon Caroline GUILLAUMIN. « On a fait une refonte du top management avec la suppression des COMEX, ce qui oblige tout le monde à se parler ailleurs. »

2- Une entreprise protégée et protectrice 

Au fur et à mesure que les organisations numérisent leurs activités, assurer la sécurité des données et répondre aux enjeux de conformité réglementaire figurent parmi les priorités de premier plan.

Hervé YSNEL, Vice-président en charge des activités conseil sécurité, risque & continuité d’activité de CGI BUSINESS CONSULTING l’affirme : « la cybersécurité est la 3èmepriorité nationale après l’environnement et les armes de destruction massive ».

Eric PERES rappelle que la CNIL, dont il est vice-président, « est notifiée 7 fois par jour d’une faille de sécurité. Depuis la mise en place du RGPD, elle a été notifiée pour des failles qui concernent 33 millions d’utilisateur ».

Un enjeu de taille, et des menaces qui évoluent en permanence, à l’image du #Cryptomining, selon Hervé YSNEL.« Ce sont de nouvelles attaques qui ont pour objectif de détourner de la ressource de calcul disponible dans un Datacenter. C’est du vol de puissance informatique !! La protection repose sur de la gouvernance. »

Parallèlement, les tendances en matière de budget et d’investissement indiquent qu’il y a à la fois une diminution des pressions sur les coûts de même qu’un intérêt marqué pour l’investissement. Quels sont les déploiements stratégiques et technologiques pertinents et performants pour se protéger et protéger ses utilisateurs ?

Loîc GUEZO, Référent Cybermenaces au sein de la POLICE NATIONALE, est catégorique : « face aux cybermenaces, les entreprises doivent se reposer sur une infrastructure répondant aux best practices. Mais le dernier rempart est l’utilisateur, l’humain ». « On utilise toujours les mêmes mots de passe. », acquiesce Hervé YSNEL. Du coup, on crée une faille. Il est indispensable de faire un travail de pédagogie et de réveiller les consciences ».

Formation et pédagogie sont en effet indispensables, selon Loîc GUEZO : « Il faut former en permanence aux risques et se maintenir en éveil. La Direction RH est capitale à ce niveau ». Car là-aussi, l’exemple doit venir d’en haut, estime Arnaud TANGUY, Chief Security Officer d’AXA : « Face à la menace, il faut savoir anticiper et mettre en place une sécurité holistique, pilotée par le Direction Générale. »

« La sécurité est une culture qui doit être partagée dans l’entreprise, » conclut Eric PERES

3- Une entreprise compétitive et innovante

« L’innovation est un sujet transverse qui touche tous les départements d’une entreprise pour servir de nouveaux business » pose d’emblée Arnaud CARTIGNY, Vice-président de CGI BUSINESS CONSULTING,en charge des activités Retail et Luxe. Michel DE ROVIRA, Fondateur de MICHEL & AUGUSTIN, va encore plus loin :
« Si on n’innove pas, on meurt ! ».

Car la transformation numérique a des répercussions énormes sur toutes les organisations. La concurrence exercée par les nouveaux acteurs et la prolifération des nouveaux modèles d’affaires perturbent le statu quo dans tous les secteurs d’activité. Les entreprises qui investissent dans la transformation numérique vont de l’avant.
Elles mettent en œuvre des processus plus efficaces, lancent de nouveaux produits et services et améliorent l’expérience des clients. Comment ouvrir de nouveaux champs d’innovation et aller vers une amélioration significative de l’expérience client et de la performance ?

« Notre ambition est de minimiser les contraintes irritantes pour nos clients, par exemple l’attente en caisse. Plus besoin de faire la queue, nos clients scannent les codes-barres avec l’appli Monop’Easy et paient en 1 clic » se réjouit Florence CHAFFIOTTE, Directrice marketing, digital et innovation de MONOPRIX.

Et les temps ont changé : pour innover, s’appuyer sur un écosystème de pointe, sur les bons partenaires, devient indispensable. A l’image de Monoprix, qui s’est lancé dans un partenariat avec Amazon.

TOTAL s’est lui allié à Google, comme l’explique Gilles COCHEVELOU, Chief Digital Officer : « conjuguer les compétences de Total en géosciences et celles de Google en Intelligence Artificielle est pour nous un gage de réussitedans l’évaluation des gisements de pétrole et de gaz ».

Pour Michel DE ROVIRA, l’innovation ne se limite pas aux avancées techniques : « nos collaborateurs sont des chasseurs de papillons. Ils repèrent une bonne recette, ou une idée, ils n’ont pas besoin de technologies pour trouver l’inspiration ».

Au cœur de l’innovation comme source de business, la donnée, comme le rappelle Vania RIBEIRO, Chief Digital Officer de la RATP : « le big data est pour nous un sujet majeur, pour créer de nouveaux services et améliorer notre efficacité opérationnelle ». 

Pour conclure ces échanges, le mot de la fin est revenu à une figure de l’innovation et de l’entreprenariat, Olivier MATHIOT, co-fondateur de PRICEMINISTER, Ex-CEO de RAKUTEN France et actuel président de THECAMP, un espace dédié à l’innovation situé à Aix en Provence, à la fois incubateur de start-up, école et fab-lab.

Olivier MATHIOT qui, tout au long de sa keynote, a souhaité « prendre de la hauteur ».

« Il faut arrêter de fidéliser les consommateurs. Soyons plutôt fidèles à nos clients. Et soyons agiles : test & learn, fail-fast. Il faut réactiver l’intelligence collective pour adresser des marchés qui nous dépassent aujourd’hui. Pour cela, 3 méthodes à privilégier pour aller vers du « doing good » – faire plutôt que de penser ;  penser le temps long ; et favoriser l’intelligence collective.

 

Annie Lichtner

 

 

 

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE