TECHNOLOGIES : les tendances pour 2020

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Nuance Communications dévoile ses prédictions technologiques pour l’année 2020

Nuance Communications Inc., précurseur et leader dans les innovations conversationnelles, dévoile aujourd’hui ses prédictions en matière de technologie et de sécurité. Grâce à son expertise de plusieurs dizaines d’années dans l’intelligence artificielle et à travers de nombreux secteurs, Nuance a dressé la liste des tendances qui illustreront l’année 2020.

La prépondérance des techniques d’apprentissage end-to-end (E2E learning) ouvrira tout un monde de possibilités mais aussi d’immenses responsabilités

L’utilisation des techniques d’apprentissage E2E learning permet de contourner les couches intermédiaires d’un réseau neuronal avec à la clé des calculs plus rapides. Si cette accélération du traitement ouvre la voie à davantage d’opportunités, c’est au détriment de la visibilité de chaque couche ou phase de l’enchaînement. Il va donc falloir surveiller de près les résultats afin d’éviter des conséquences inattendues.

Joe Petro, Chief Technology Officier, Nuance, déclare : « De la même façon que le télescope Hubble nous a permis de découvrir de nouvelles galaxies inconnues jusqu’ici, ou comme l’invention du microscope à effet tunnel nous en apprend plus au niveau atomique, l’IA va permettre d’inventer des mathématiques d’un nouveau genre qui nous aideront à comprendre plus finement les calculs opérés au sein des réseaux neuronaux. »

L’heure sera aux partenariats plutôt qu’aux acquisitions

La tendance à voir se multiplier les entreprises touche-à-tout sans réelle spécialité va se poursuivre sur les marchés de la tech. En 2020, nous assisterons à une intensification des partenariats ayant pour objectif de valoriser les atouts combinés de différentes technologies. Loin des tensions historiques, grandes entreprises pleines de ressources, start-ups aux déploiements ultra-agiles et PME dont la réputation n’est plus à faire auprès de clients de longue date vont vouloir nouer davantage de partenariat qui seront avantageux pour l’ensemble des parties. Ceux-ci auront comme conséquences une plus grande fluidité d’échange d’idées, la réémergence de l’IoT avec des fonctionnalités combinées, de nouveaux niveaux d’intégration et de support d’infrastructure, et à la clé une expérience utilisateur nettement meilleure.

 Les données se substitueront au logiciel

L’affichage de publicités ciblées sur les flux Instagram fait désormais partie du quotidien des utilisateurs, des études ayant démontré leur efficacité en termes d’accroissement de l’engagement. Le système s’appuie sur un important volume de données afin d’offrir à chacun une expérience optimale. En 2020, de nouvelles collaborations, partenariats ainsi que des plateformes ouvertes vont produire de nouveaux volumes de données. Au lieu d’être organisés en silos (comme par exemple les données bancaires ne s’appliquant qu’à l’expérience bancaire en ligne) ces données seront transférées d’un secteur à l’autre.

« Sous réserve d’autorisation, les données seront utilisées afin de faire vivre une meilleure expérience aux consommateurs. Par exemple, les données du dossier patient pourront être synchronisées avec la pharmacie et, grâce à la fonction de cartographie de leur voiture, les patients seront guidés via l’itinéraire le plus rapide de manière à retirer leur médicaments avant l’heure de fermeture de l’officine.  De même, des fonctionnalités de paiement numériques, autorisées par les banques, seront embarquées dans les voitures, ce qui évitera de devoir installer des bornes de paiement dans les parkings et les péages, et grâce à l’authentification biométrique, les conducteurs pourront payer leurs factures au moyen de simples commandes vocales pendant leur trajet de retour à la maison », explique Joe Petro.

Réglementations et sécurité vont se conjuguer à l’innovation

Une fois les désillusions liées à l’IA dépassée et maintenant que nous nous dirigeons vers un écosystème cloud-first, une nouvelle ère s’ouvrira où les industries et les instances dirigeantes commenceront mieux encadrer les questions d’éthique et l’application judicieuse du machine learning pour résoudre des problèmes. Prenant conscience des limites de la technologie, nous allons accorder davantage d’attention à la sécurité, en particulier dans les secteurs d’industrie où les informations d’individus sont capturées et stockées aux fins de personnalisation. La généralisation des expériences conversationnelles avec des machines fera que la nécessité d’instaurer la confiance, priorité de toujours, ne sera plus une option. Ceci ouvrira la voie à des investissements et au développement de mécanismes de protection innovants, biométriques et comportementaux notamment.

Une fois la connaissance IA horizontale acquise, l’expertise plus fine et spécialisée deviendra un vecteur d’innovation

Alors que de nouveaux outils démocratisent l’accès à la puissance de calcul, le déficit de connaissances de l’IA de base se verra comblé en 2020. Les chercheurs vont se détourner des problèmes de « connaissances courantes » au profit des « connaissances moins courantes » des problèmes horizontaux génériques vers les spécialisations profondes et complexes, ce qui favorisera la prochaine vague d’innovation. « Il sera nécessaire d’offrir des perspectives variées et réalistes aux différentes équipes pour combattre les hiérarchies descendantes ayant tendance à exagérer la finesse de leur expertise. C’est une condition essentielle de systèmes impartiaux », précise Joe Petro.

Les conversations sont aisées, le design d’IA conversationnelle beaucoup moins

Les interfaces conversationnelles vont permettre des interactions plus fines entre êtres humains. Les yeux et le visage vont se détourner des claviers et des écrans et la voix fera son grand retour. Chez le médecin, les patients s’instruiront à écouter les détails de diagnostics qui restaient autrefois cantonnés aux seuls dossiers médicaux électroniques. Les consommateurs se transformeront en investisseurs avertis à force d’écouter leurs conseillers financiers faire preuve d’une plus grande transparence.  « Les designers conversationnels vont s’imposer comme la nouvelle pierre de Rosette, permettant aux machines de mieux comprendre et prédire l’intention de différents utilisateurs (jusqu’au sarcasme… enfin), ce qui favorisera une plus grande adoption que jamais », conclut Joe Petro.