Transformation numérique : moins du tiers des managers craint la disparition de son poste

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Quel est l’impact grandissant du numérique sur les postes des managers ? 

A l’occasion de Vivatech, le groupe Randstad France a interrogé les managers sur les conséquences de l’impact grandissant du numérique sur leur vie professionnelle.
Bonne nouvelle, dans leur ensemble, ils perçoivent plus volontiers les conséquences positives de la digitalisation croissante de leur vie professionnelle.
Ainsi, plus de la moitié (56%) des managers interrogés identifient la facilitation du travail à distance comme la première conséquence permise par l’irruption des outils numériques. Ils sont également près d’un sur deux (47%) à estimer que le digital permettra de se libérer des tâches à faible valeur ajoutée pour gagner en efficacité.
Autre point positif, 44% d’entre eux pensent que la technologie permettra de diminuer les déplacements professionnels auxquels ils doivent consentir.

  • Pour 56% des managers le digital va avant tout faciliter le travail à distance,
  • 1 sur 2 pense que le numérique va supprimer les tâches sans valeur ajoutée,
  • Seuls 31% s’inquiètent de l’impact du digital sur leur avenir professionnel.

« Peut-on affirmer pour autant que les managers perçoivent le digital uniquement comme une opportunité pour leur vie professionnelle ? Pas uniquement. Près d’un manager interrogé sur deux (45%) estime que les outils digitaux, s’ils facilitent le travail à distance, contribuent en revanche à réduire la frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
Ce résultat vient relativiser la portée du « Droit à la déconnexion », introduit dans la loi El Khomri de janvier 2017.La digitalisation impacte tous les métiers, même les plus traditionnels. S’il est difficile d’en mesurer la portée dans les années à venir, alors que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore, elle peut être, selon les cas, source de progrès ou d’inquiétude. Les managers en ont plutôt une image positive. Si près d’un sur trois craint de voir son poste disparaître, ce résultat reste très secondaire. On peut percevoir dans ces résultats une solide confiance dans leurs atouts et leur capacité à s’adapter aux nouveaux standards d’une vie professionnelle de plus en plus digitalisée. », analyse François Béharel, Président du groupe Randstad en France.

Les managers s’interrogent également sur l’impact des technologies sur leur poste, même si ces considérations apparaissent légèrement en retrait. Ils sont néanmoins plus nombreux (42%) à penser que les outils digitaux contribueront à faire évoluer leur métier et les missions associées, qu’à craindre pour le maintien de leur emploi. Reste qu’un peu moins du tiers d’entre eux (31%) envisage la possibilité de la disparition pure et simple de leur poste à terme.
Pour 13%, il s’agit même de la première conséquence de l’impact du digital sur leur vie professionnelle. Des chiffres à rapprocher de l’étude « The future of work » de l’OCDE[1], qui estime que d’ici 20 ans en France, 16,4% des emplois pourraient disparaître, remplacés par des robots et 32,8% connaitront des transformations substantielles. Ces mutations devraient toucher en priorité les salariés les moins qualifiés, et largement épargner les cadres.

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