Observatoire de la banque privée : évolution du modèle

946

3ème édition de l’Observatoire de la banque privée : plus de conseils sur mesure et de technologie  

Lancé en mars 2014, l’Observatoire de la banque privée a pour vocation d’évaluer la perception de la banque privée en France et mieux connaître les attentes des clients. L’objectif de Swiss Life Banque Privée est d’analyser les tendances de ce secteur fortement impacté par l’actualité politique, économique et réglementaire.

Faits marquants de cette troisième édition :

  • La personnalisation du service et du conseil restent les principaux critères de sélection d’une banque privée
  • En matière d’investissement : une forte demande en gestion conseillée et en diversification d’actifs
  • Le banquier reste au centre de la relation client et représente la 1èresource d’information
  • Un modèle de banque privée qui intègre davantage les nouvelles technologies
  • Une relation de proximité qui devient transgénérationnelle
  • Une image de la banque privée qui reste positive du point de vue des clients et accuse un léger déclin auprès des prospects.

Synthèse et analyse de la 3ème édition de l’Observatoire de la Banque Privée

La personnalisation du service et du conseil restent les principaux critères de sélection d’une banque privée

Le service personnalisé et le conseil sont les principales motivations pour devenir client d’une banque privée (62%) et devance la recherche d’une rentabilité élevée (58%). Une de leurs préoccupations est d’avoir le meilleur diagnostic patrimonial afin de sécuriser leur épargne à long terme (52%). La tendance est de privilégier les supports financiers assortis d’une garantie en capital.

« La conjoncture macro-économique et politique difficile de ce début d’année a renforcé un climat d’incertitude auprès de la clientèle qui recherche davantage de conseils et de propositions en matière de placements. La sélection d’une banque privée est motivée avant tout par la recherche de services de qualité et de conseils patrimoniaux et fiscaux performants. Le client a besoin d’être rassuré sur les choix d’investissement qui seront réalisés. Pour preuve nos produits structurés ont ainsi connu un véritable succès en 2015 représentant 1,7Md € d’encours. » précise Hugues Aubry, Directeur général de Swiss Life Banque Privée.

 Une forte demande en gestion conseillée et en diversification d’actifs 

Dans l’ensemble, les sondés sont moins enclins à gérer eux même leur patrimoine et plus nombreux à rechercher des conseils adaptés. La gestion conseillée est de plus en plus sollicitée (43% des clients y ont recours). Dans en environnement économique difficile, la recherche de rendements pousse à diversifier son épargne pour faire fructifier son patrimoine, 31% des clients s’orientent sur différents types de placements : immobilier, supports financiers plus risqués, œuvres d’art etc…

Le banquier reste un élément indispensable dans la relation avec le client 

La relation entre les clients et les banques privées reste stable. Même si on observe une légère baisse de confiance, 23% des clients estiment avoir une relation privilégiée avec leur banquier. Surtout, celui-ci reste la première source d’information pour se tenir informé de l’actualité économique et financière. « Le conseil patrimonial et fiscal est l’atout phare des banques privées et il s’inscrit dans une relation intuitu personae avec le client » précise Hugues Aubry, directeur général de Swiss Life Banque Privée.

Un modèle de banque privée qui intègre davantage les nouvelles technologies 

La banque privée évolue avec son temps, le banquier reste l’interlocuteur privilégié mais doit utiliser de plus en plus de nouveaux outils technologiques visant à améliorer la relation avec son client.

La quasi-totalité des clients de banques privées interrogés utilise de plus en plus les nouvelles technologies pour la gestion de leurs comptes et leurs données bancaires. 62% se disent prêts à utiliser un agrégateur de comptes et formulent des attentes en matière de services digitaux.

 « La technologie doit être au service du banquier et du client : agrégateurs, robo-advisers et autres innovations en général sont destinés à faciliter le travail de conseil, néanmoins, ils ne se substituent pas aux banquiers privés », relève Hugues Aubry.

Une relation de proximité qui devient transgénérationnelle

Une clientèle qui restent majoritairement fidèle (43%) et engagée au travers de son patrimoine et qui n’hésite pas à recommander sa banque. 44% des clients reconnaissent avoir intégré leur banque par l’intermédiaire d’un membre de leur famille ou d’une recommandation. Aussi, les clients ont des attentes spécifiques sur les services destinés à leurs enfants ; ils souhaitent notamment que leur banque privée leur offre un accompagnement pédagogique et adapté sur leurs produits d’épargne.

Une image qui reste positive du côté des clients et accuse un léger déclin auprès des prospects. 

L’univers de la banque privée demeure majoritairement bien perçu auprès de ses clients, les évocations sont à 73% positives (vs 60% chez les non clients) et concernent principalement la qualité du service, l’offre de produits et une meilleure assistance en matière d’organisation patrimoniale. La rentabilité élevée et la transparence dans la facturation sont deux dimensions davantage associées à la banque privée.

Par rapport à l’année dernière, deux évolutions sont à noter : le caractère confidentiel, la dimension de services et de conseils sur mesure viennent moins spontanément à l’esprit des français les plus riches. A l’inverse, ils soulignent davantage les notions de confiance et de fiabilité.