Comment les Français sont passés maîtres dans l’art de monétiser les applis de rencontres App Annie lève le voile sur les modèles de monétisation les plus lucratifs du marché avec une enquête inédite auprès des éditeurs d’applis Si une majorité des éditeurs ont lancé leur application pour générer du chiffre d’affaires, d’autres en tirent une autre utilité. Ainsi, 47% des entreprises ont déclaré avoir lancé leur appli pour développer la fidélité et la rétention des clients et 20% pour développer l’image de la marque et les initiatives marketing de l’entreprise. 65% des entreprises ont pour objectif de générer du chiffre d’affaires avec leur appli sur l’app store (achats intégrés, téléchargements payants) et 47% de générer du chiffre d’affaires par la publicité intégrée. 38% des entreprises ont ces deux objectifs. Mais quels types de d’appli trustent les classements en termes de revenus ? Top des applis en France par revenus (hors catégorie Jeux, Jan 2017 – Sep 2017)
… de toutes les applis de rencontre c’est AdopteUnMec qui caracole en tête en termes de revenus. Achats intégrés et publicité sont les méthodes de monétisation les plus répandues. Pour 59% des éditeurs sondés, les deux meilleures manières de monétiser une appli sont les achats intégrés à l’utilisation de l’appli (le modèle freemium par exemple, où le premier niveau est gratuit mais où les niveaux suivants sont payants) et la publicité intégrée à l’appli. Viennent ensuite les téléchargements payants (où il faut payer pour obtenir l’appli), utilisés par la moitié des sondés. On constate toutefois des différences importantes entre les éditeurs de jeux (dont près de 80% ont recours aux achats et à la publicité intégrée) et les autres. Les abonnements et le commerce sont plus populaires auprès des éditeurs hors-jeux. 58% des sondés génèrent du chiffre d’affaires avec leur appli grâce au freemium. Dans presque toutes les catégories, la proportion des utilisateurs de freemium varie entre 45% et 70%. Ce sont les éditeurs de jeux qui utilisent le plus le modèle freemium : en effet, 71% des sondés du secteur des jeux ont indiqué y avoir recours. Un faible pourcentage d’utilisateurs actifs mensuels effectue au moins un achat intégré par mois. 77% des professionnels des applis interrogés disent que le nombre d’utilisateurs actifs mensuels (UAM) qui effectuent un achat par mois ne dépasse pas les 10%. En revanche, certaines applis disposent d’une base d’utilisateurs qui achètent régulièrement des fonctionnalités à des intervalles de quelques mois. Il existe aussi des « baleines », un petit nombre bien établi de joueurs payant des sommes importantes chaque mois, notamment dans la catégorie Jeux. Les publicités vidéo peuvent être lucratives… mais peuvent aussi nuire à l’expérience utilisateur. Parmi les formats publicitaires générant le plus de chiffre d’affaires, les publicités vidéo arrivent largement en tête, essentiellement du fait de leur popularité auprès des éditeurs de jeux, 57% de ces derniers les citant comme première source de monétisation. 35% des sondés des entreprises hors-jeux considèrent que les bannières publicitaires statiques génèrent le plus de chiffre d’affaires. Toutefois, pour la plupart des sondés, tous les formats publicitaires peuvent potentiellement nuire à l’expérience utilisateur. Les publicités vidéo statiques en plein écran sont perçues comme étant les plus susceptibles d’avoir un impact négatif — sans doute parce qu’elles masquent l’appli temporairement lorsqu’elles s’affichent.
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