Combien coûte le Management de Transition dans le secteur SI & Digital ?

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Combien coûte le Management de Transition dans le secteur SI & Digital ?

Robert Walters publie la 1ère étude européenne du Management de Transition

La relance de l’économie va pousser les entreprises à s’appuyer sur les meilleurs talents. Les managers de transition, des experts très qualifiés, pourraient être largement sollicités.
Dans ce contexte, Robert Walters publie aujourd’hui les résultats de son étude européenne du Management de Transition. Le cabinet, leader en Europe avec 7 bureaux dédiés, dévoile un baromètre inédit sur les taux journaliers par fonction et par pays.

Cette enquête, menée auprès de 2000 managers de transition européens, s’inscrit dans une nouvelle donne liée à la crise du Covid-19 : évolution des priorités stratégiques pour les entreprises et recherche de nouveaux modes de travail pour les cadres.

Quel budget pour faire appel à un Manager de Transition SI & Digital ?

La croissance à deux chiffres du management de transition depuis plusieurs années témoigne du retour sur investissement pour les entreprises confrontées à des défis inédits et des transformations impérieuses. Beaucoup se demandent si elles ont les moyens de s’adjoindre les services d’un professionnel de haut vol. L’étude de Robert Walters y répond pour la première fois, en indiquant les coûts journaliers et leur évolution sur un an, par fonction et par pays.

Post Covid-19 : les moyens numériques en première ligne

Taux journaliers des fonctions
les plus recherchées en SI & Digital en 2020 en France

IT Digital

Chief Information Office………
1200 à 2500 €

Chief Digital Transformation
1500 à 2500 €

Chief Technical Officer……… 1000 à 2200€

Chief Marketing Officer…….
1000 à 1900 €

CISO……………………………
1500 à 2500 €

Data Officer………………… 1200 à 2000 €

Infrastructure Manager……… 800 à 1300 €

E-commerce………………… 900 à 1500€

Le confinement a révélé des écarts de maturité « digitale » très forts entre les entreprises. Fabien Triaire, Associate Director de la practice SI & Digital chez Robert Walters, explique : « Les grands projets de digitalisation et de modernisation des infrastructures de ces dernières années sont devenus les principaux facteurs de compétitivité depuis cette période. La crise risque d’accentuer les écarts entre les entreprises qui ont lancé ces initiatives et celles qui ne l’ont pas encore fait. »

Robert Walters constate une forte augmentation des missions liées à la sécurité informatique, à la modernisation des infrastructures et au « digital workplace » ces derniers mois. La pression sur les coûts s’est accentuée, ce qui nécessite arbitrages et efficacité accrue. Les mots d’ordre sont : amélioration du delivery, pragmatisme et ROI.

Les Directions Digital, Marketing et Communication ont dû s’adapter à l’arrivée du confinement. Parmi les priorités : la transformation des parcours clients en omnicanal, le renforcement des leviers digitaux pour compenser les baisses en points de vente physique et la capitalisation sur la data client.

Dans tous ces cas, les Managers de transition spécialisés sont sollicités sans répit.

Quel profil pour le nouveau manager de transition ?

La crise a aussi changé le regard sur la façon de travailler. Nombreux sont les cadres qui remettent en question leur action au sein de l’entreprise et veulent donner plus de sens à leur mission. Beaucoup d’entre eux, qui n’avaient pas pensé au management de transition jusqu’alors, sont aujourd’hui séduits par ses atouts, que souligne l’étude :

  • La diversité des missions et des projets, l’opportunité de partager ses savoir-faire et l’autonomie sont cités par les managers de transition comme leurs principales sources de motivation. Le revenu annuel n’apparait qu’en 6ème position, alors qu’ils sont 69 % à déclarer gagner autant ou davantage qu’en CDI.
  • Les missions durent en moyenne entre 6 et 12 mois ; près de la moitié des sondés (46 %) déclarent ne pas s’interrompre (ou attendre moins de 3 mois) entre deux missions. Le management de transition est également un vrai choix de carrière pour 70 % d’entre eux.
  • Les managers de transition pourraient donc rajeunir (23 % sont âgés de 40 à 49 ans, et 57 % sont quinquagénaires) et se féminiser (pré-crise, 75% des managers de transition sont des hommes).

« Le management de transition est une révolution culturelle dans la façon de gérer sa carrière, fondée sur l’agilité et la liberté de parole. Le manager de transition a la volonté de contribuer autrement aux performances d’une entreprise et de transmettre son expertise aux équipes internes », déclare Karina Sebti. Un constat qui prend encore plus d’acuité dans la « nouvelle normalité ».

Des différences notables par pays

La crise a aussi souligné le niveau de maturité des différents marchés européens. Au Benelux, berceau européen du management de transition, ainsi qu’en Allemagne, qui s’y est pourtant ouvert plus récemment, le recours au management de transition est établi et accepté comme une variable d’ajustement naturelle. Les entreprises y font largement appel lorsqu’elles n’arrivent pas à trouver des candidats en recrutement permanent.

Les attentes post-Covid varient également. Si les Pays-Bas ont peu diminué le recours au management de transition depuis le début de la crise, c’est surtout pour bénéficier de sa flexibilité. A l’inverse, les entreprises allemandes devraient solliciter les managers de transition pour gérer les faillites, prises de contrôles et autres restructurations. Tout comme en Suisse, où le recours au management de transition devrait s’intensifier lorsque les projets de transformation redémarreront.

Le Royaume-Uni reste marqué par le Brexit, avec une augmentation des missions de management de transition directement liée à la sortie de l’Union Européenne.

Des différences notables par pays

La crise a aussi souligné le niveau de maturité des différents marchés européens. Au Benelux, berceau européen du management de transition, ainsi qu’en Allemagne, qui s’y est pourtant ouvert plus récemment, le recours au management de transition est établi et accepté comme une variable d’ajustement naturelle. Les entreprises y font largement appel lorsqu’elles n’arrivent pas à trouver des candidats en recrutement permanent.

Les attentes post-Covid varient également. Si les Pays-Bas ont peu diminué le recours au management de transition depuis le début de la crise, c’est surtout pour bénéficier de sa flexibilité. A l’inverse, les entreprises allemandes devraient solliciter les managers de transition pour gérer les faillites, prises de contrôles et autres restructurations. Tout comme en Suisse, où le recours au management de transition devrait s’intensifier lorsque les projets de transformation redémarreront.

Le Royaume-Uni reste marqué par le Brexit, avec une augmentation des missions de management de transition directement liée à la sortie de l’Union Européenne.