Comment « le deinfluencing » aide à crédibiliser l’influence ?

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Influence : la tendance est au deinfluencing pour inciter à moins consommer … 

Selon Bazaarvoice 

Chefs cuisiniers, bricoleurs, passionnés de mode et de beauté, ou mères au foyer : les profils des influenceurs sur les réseaux sociaux sont bien variés. Leur impact s’étend au-delà du simple acte d’achat, car ils contribuent à façonner les modes et les tendances dans de multiples domaines.
Cependant, ces créateurs sont également en proie aux tendances. La dernière en date : le “deinfluencing”.

“Vous n’avez pas besoin de ces produits”, “10 produits qui ne méritent pas votre argent”,  ou encore “5 produits surcotés à ne pas acheter” , tels sont les titres de vidéos que l’on peut trouver sur Tiktok.
Dans ces vidéos, les influenceurs déconseillent des produits qu’ils estiment inutiles ou dont la qualité les ont déçus. Cette nouvelle approche, qu’on appelle le  “deinfluencing”,  encourage les influenceurs à être plus sincères et authentiques envers les consommateurs, qui recherchent un avis éclairé avant d’acheter un produit.

Le deinfluencing aide à crédibiliser l’influence

Si la tendance de la “désinfluence” s’est largement imposée, les consommateurs continuent toutefois d’acheter largement sur la base de recommandations. Selon une enquête récente de Bazaarvoice, la totalité des consommateurs interrogés ont acheté des produits recommandés par d’autres acheteurs en ligne, tandis que seulement 28 % d’entre eux ont entendu parler du “deinfluencing”.

Par ailleurs, il semble que les publications sur les réseaux sociaux continuent d’influencer positivement les achats des consommateurs. En effet, 82 % des sondés ont indiqué acheter autant, voire plus, de produits en se fiant aux recommandations d’utilisateurs ordinaires sur les plateformes sociales.

« Les études montrent que les influenceurs poussent les acheteurs à acheter davantage, voire au moins autant qu’auparavant.» déclare Zarina Lam Stanford, directrice marketing de Bazaarvoice. « La “désinfluence” n’est rien de plus qu’une tendance. Les “désinfluenceurs” ont émergé de la masse des créateurs de contenus et ont trouvé comment se démarquer. Mais en fin de compte, c’est l’intention qui compte: si le contenu créé et partagé est informatif, authentique et pertinent, alors il aura toutes les chances d’avoir l’impact escompté.»

Les habitudes d’achat des consommateurs restent inchangées

En parallèle, 86 % des sondés ont confirmé cette tendance et disent avoir acheté autant voire davantage de produits suite aux recommandations d’experts en la matière : influenceurs mode et beauté, mais aussi chefs cuisiniers et bricoleurs passionnés, et mères au foyer. Ces créateurs de contenu font des essais produits et recommandent ceux qui les ont satisfaits. 77 % des sondés ont partagé la même opinion quant aux recommandations d’influenceurs spécialisés “lifestyle” sur les médias sociaux. 72 % en ont dit de même au sujet des célébrités (acteurs, musiciens, artistes, athlètes, hommes d’affaires)  exposant leur mode de vie luxueux sur les réseaux sociaux.

L’authenticité avant tout

Ce qui prime, c’est la qualité du contenu et l’authenticité des recommandations. Les consommateurs recherchent des avis fiables, qu’ils émanent d’influenceurs classiques ou de “deinfluenceurs”. Le défi pour les créateurs de contenu sur les médias sociaux est de maintenir une transparence élevée pour continuer à influencer positivement les choix d’achat de leur public. Le “deinfluencing” reste une tendance parmi d’autres, dont l’impact réel dépendra de son utilisation pour éclairer et orienter les consommateurs.