L’Internet des objets ce qui va changer

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L’Internet des Objets, ou IoT (Internet of Things), représente un formidable accélérateur d’innovation pour les entreprises et les organisations publiques, et impactera de manière significative le marché informatique, tant côté fournisseurs que clients.

Pour bien comprendre ces enjeux, IDC a défini le marché comme suite: « L’Internet des Objets (IoT) est un réseau de points d’extrémité (ou objets) identifiables de manière unique et qui communiquent sans interaction humaine en utilisant la connectivité IP (internet) que ce soit localement ou globalement. Il ne s’agit pas uniquement de la capture, du transport et de l’analyse des données mais aussi de processus métiers et de mécanismes de prise de décisions ».

Cette définition exclut donc par nature certains marchés déjà existants tels que les systèmes embarqués qui utilisent les réseaux sans fils bluetooth, IrDA ou RFID mais aussi les technologies telles que les smartphones et tablettes qui reposent sur des interactions humaines. Ce marché est applicable à tous les secteurs d’activité, privés et publics, ainsi qu’à de très nombreux usages de la vie courante.

CE QUI CHANGE AVEC L’INTERNET DES OBJETS

Si les technologies qui supportent l’IoT existent depuis plusieurs années, certains facteurs expliquent pourquoi l’IoT est désormais un vecteur de transformation:

  • D’un point de vue marché, tout d’abord, par l’ampleur du phénomène. On parle de milliards d’objets connectés, dans la vie courante et dans les entreprises. Cette ampleur est devenue exploitable par la diffusion des technologies qui supportent la transformation numérique: le Cloud Computing, les technologies Big Data et analytiques, la mobilité, l’hyper connectivité, etc.
  • D’un point de vue entreprises. L’IoT porte avec lui des promesses d’amélioration de la compétitivité, de réduction des coûts, de création de nouveaux produits et services, d’amélioration de la supply chain, de réduction des temps d’arrêt, de mise en place de solutions personnalisées … Il dispose par ailleurs du potentiel pour transférer le débat d’une approche traditionnelle « make-and-sell » à une approche « sense-and-response ». Compte tenu de sa nature, l’IoT apporte donc de nouvelles approches qui vont bien au- delà des problématiques technologiques ou informatiques traditionnelles.QUEL NIVEAU DE MATURITE DANS LES ORGANISATIONS FRANÇAISESSi les organisations françaises de plus de 500 salariés, privées et publiques, sont 63% à avoir déjà entendu parler du M2M (Machine to Machine), de l’IoT ou des objets connectés, elles ne sont que 30% à se déclarer familières avec le sujet. 28% d’entre elles considèrent que ce sujet est une source de transformation majeure de l’entreprise et que c’est un domaine particulièrement stratégique.

Elles sont ainsi 26% à avoir lancé des initiatives sur ces sujets mais sont 14% de plus à envisager des projets sur ces technologies, à court ou moyen terme. Les initiatives lancées visent principalement à:

  • Améliorer les processus internes (logistiques, industriels, gestion de tournées, remontées d’alertes, etc.);
  • Développer de nouveaux services (personnalisation des services, amélioration du suivi);
  • Faire évoluer les services existants;
  • Et en dernier lieu à développer de nouveaux produits.QUELLE EST LA TAILLE DU MARCHE DE L’IOT EN FRANCELe marché français de l’IoT a été évalué par IDC à 13,4 milliards d’Euros en 2015 et son taux de croissance annuel moyen d’ici 2020 est évalué à 26%, soit un marché de 43 milliards d’Euros en 2020. Cette évaluation de marché intègre l’ensemble des segments nécessaires au fonctionnement de ce marché, à savoir:
  • Le matériel, c’est-à-dire l’ensemble des objets et capteurs connectés via une adresse IP, mais aussi les serveurs, le stockage, les routeurs nécessaires au fonctionnement de l’IoT. Le matériel compte pour 32% des dépenses.
  • Les logiciels, en particulier les logiciels analytiques, applicatifs mais aussi de sécurité qui permettent de garantir le transfert et l’exploitation des données. Les logiciels sont évalués à 16% de la dépense.
  • Les services professionnels – conseil, intégration, déploiement de matériel et de réseau, support – comptent pour 29% de la dépense.
  • La connectivité enfin, qui intègre les charges liées au réseau cellulaire, fixe,
    satellite, associés avec un accès IP, et qui permet l’échange des données. Ce segment de la connectivité pèse pour 22% de la dépense.QUELS USAGE POUR L’IOT EN FRANCEL’ensemble des secteurs d’activité sont concernés par le développement de l’IoT, de même que le marché grand public. Si ce marché grand public (consumer) fait l’objet d’un marketing et d’une couverture médiatique importante, car il touche tout le monde dans sa vie quotidienne (sport, santé, nutrition, transport …), IDC estime qu’il ne représentera que 13.5% de la dépense totale du marché de l’IoT. En 2018, sa part baissera encore à 10%, alors qu’en nombre, les objets connectés du grand public représenteront à cette date 30% de la base installée.Le plus gros du marché (86.5%) concernera donc le marché entreprises est en particulier le marché industriel, qui comptera pour 20% des dépenses, le marché des utilities (eau, énergie, environnement) qui comptera pour 14.3% ou encore le marché du transport qui comptera pour 11% des dépenses. Les opportunités paraissent donc importantes mais ne pourront se réaliser que si l’ensemble des acteurs relèvent les défis associés au développement de l’IoT tels que le manque de standards, les problématiques de sécurité ou de vie privée, les facteurs réglementaires, la convergence de l’informatique avec les technologies opérationnelles … Autant d’éléments significatifs d’un marché très prometteur et disruptif mais encore naissant

    novembre 2015, IDC #FR391 Document réalisé pour Samsung Business