L’Observatoire de La Banque Postale dresse le portrait d’une France optimiste et débordante d’énergie

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La Banque Postale

L’OBSERVATOIRE LA BANQUE POSTALE DES PROJETS DES FRANÇAIS

 Etude réalisée par le CREDOC pour La Banque Postale, 1èreédition 2018

 Les Français avides de projets

La première édition de l’Observatoire La Banque Postale des projets des Français dresse le portrait d’une France optimiste et débordante d’énergie. La plupart des Français considèrent qu’avoir un projet permet d’être pleinement acteur de sa vie, la rendre plus belle, sortir de son quotidien et avoir une action positive sur le monde. Ils font des projets et y croient, convaincus qu’avoir confiance en soi et en ses capacités est la principale condition de réussite.

Les observatoires de la conjoncture abordent souvent le moral des Français sous l’angle économique de leurs intentions et pratiques de consommation. La Banque Postale fait le choix de prendre le pouls de la société et de sa vitalité en s’intéressant aux projets des Français.C’est une manière de mieux comprendre leurs attentes, leur capacité à se projeter dans l’avenir et à concrétiser leurs aspirations.
« A nous, acteurs engagés au cœur des territoires, d’accompagner tous les Français, d’encourager et de faire vivre leurs projets. C’est un levier formidable de dynamisme pour notre pays. La Banque Postale est une banque qui entretient avec les Français une forte proximité, fondée sur l’écoute et la confiance. Elle partage avec eux une énergie citoyenne, faite d’optimisme et d’entrepreneuriat » déclare Rémy Weber, Président du Directoire de La Banque Postale.

Une majorité de Français fait des projets et y croit !

Pour une large majorité des Français, avoir un projet permet d’être pleinement acteur de sa vie personnelle (88%) et professionnelle (84%), de sortir de son quotidien (87%), de donner du sens à la vie et la rendre plus belle (87%), mais aussi d’avoir un impact positif sur le monde (73%). L’envie de projets est un dénominateur commun qui bouscule les habituelles lignes de fracture de notre société.

85% des Français ont un projet qu’ils pensent réaliser dans les cinq ans. En moyenne, ils planifient même 2 projets (tous projets confondus). Les plus aisées financièrement, les diplômés du supérieur, les étudiants et les séniors sont légèrement plus nombreux que la moyenne à faire des projets.  Dans le détail de ces projets, 7 Français sur 10 planifient de mener un projet qui s’impose à eux (retraite, succession, soutien familial) et 2 sur 3 un projet qui sera « choisi ».C’est quasiment la moitié des Français qui va mener les deux types de projets de front. Seuls 15% des Français ne formulent aucun projet. Il s’agit plus souvent de non diplômés, de personnes au foyer, et de séniors.

84% des porteurs de projets sont confiants dans la réalisation de leurs projets, malgré les difficultés qu’ils anticipent. Ils sont aussi 84% à ne pas savoir toujours comment faire pour réaliser leurs projets.

71% déclarent que leurs projets comptent beaucoup pour eux.

 La confiance en soi, moteur universel des projets des Français

La confiance en soi est perçue comme la principale condition de réussite d’un projet(93%), devant avoir du temps (89%), des moyens financiers (88%), les compétences requises (81%), disposer d’un réseau relationnel (75%) et bénéficier des conseils d’un expert (68%).

Après le soutien de la famille (45%), c’est d’une banque dont les porteurs de projet disent avoir le plus besoin (32%),notammentpour acheter un logement (69%) et se mettre à son compte (53%).

Des projets de vie choisis qui traduisent la quête de sens des Français

Quand ils parlent de leurs projets, les Français évoquent majoritairement le futur, le désir de changement et l’espoir.

Déménager, s’engager, changer de métier ou d’entreprise et désir de propriété arrivent en tête des projets dans les 5 ans à venir. Mais à chaque projet, son public :

  • Etudiants (56%) et demandeurs d’emploi (40%) sont les plus nombreux à envisager undéménagement alors que seulement 16% des retraités l’évoquent.
  • L’engagement associatif, dans la vie de son quartier ou pour une cause attire toutes les catégories de la population, mais plus fortement les jeunes : 34% des 15-17 ans et 41% des 18-21 ans, qui sont nombreux à être bénévoles ou à s’engager pour une cause.
  • Le changement de métier ou d’entreprise correspond avant tout à une volonté de retour à l’emploi : 60% des chômeurs s’y projettent. Mais il concerne aussi 36% des cadres et 35% des professions intermédiaires, en quête de renouvellement du quotidien professionnel.
  • Acheter un logement est envisagé plus volontiers par les jeunes actifs (45%) et les moins de 25 ans (41%).
  • Un Français sur cinq envisage de s’installer en couple ou d’avoir un enfant, c’est le projet de 58% des jeunes actifs.
  • Les projets professionnels de mise à son compte en franchise (5%) sont moins répandus que ceux de mise à son compte en activité indépendante (12%). Chômeurs, étudiants et jeunes actifs sont plus souvent concernés que la moyenne. Les jeunes ont des représentations positives de l’activité en indépendant, qu’ils associent à davantage de liberté, tandis que les plus âgés préfèrent généralement le salariat, gage de sécurité.

 Et des projets de vie qui « s’imposent »

Souvent de front avec les projets choisis, les Français mènent également des projets qui s’imposent à eux (48% mènent les deux en même temps).

L’aide au quotidien à une personne de la famille est le plus fréquent : 4 Français sur 10 se disent concernées d’ici cinq ans par la situation d’aidant. C’est le projet le plus partagé, quels que soient le genre et le niveau de revenus (au moins 32% le prévoient dans toutes les catégories de population).

Suit le soutien auxprojets des enfants qui concerne 40% des Français. Il est notamment le défi des quinquas et des foyers monoparentaux, systématiquement plus d’1 sur 2 à projeter cette solidarité familiale dans les 5 ans.

Viennent ensuite la préparation de la retraite (30%, préoccupation qui culmine juste avant 60 ans) et de la succession (en moyenne 30%, mais surtout après 60 ans et parmi les plus hauts revenus).

 13% des Français ont déjà lancé ou contribué à un projet par un financement participatif

Si la pratique est encore peu répandue, elle est plus fréquente de la part des étudiants (19%), des jeunes actifs (21%) et des plus diplômés (21%).

Ils lancent ou contribuent à des projets sociaux, solidaires ou environnementaux (39%), juste devant des projets créatifs (35%) et des projets technologiquement innovants (20%). Quelle que soit la nature du projet, le financement participatif est un formidable booster du sentiment d’utilité(64%).


Méthodologie

L’Observatoire La Banque Postale des projets des Français a été inséré dans l’enquête permanente du CRÉDOC sur les « Conditions de vie et Aspirations » de la population.

Elle a été réalisée en ligne au début de l’année 2018 (décembre 2017-janvier 2018), auprès d’un échantillon national de 3 016 personnes, représentatif des résidents de France âgées de 15 ans et plus, sélectionnées selon la méthode des quotas (région, taille d’agglomération, âge-sexe, PCS). Un redressement final est effectué pour assurer la représentativité par rapport à la population nationale.