Pourquoi les CDO ont un impact considérable sur les organisations qui mènent des initiatives de transformation numérique par la data et l’Intelligence Artificielle.

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Etude Européenne sur les Chief Digital et Data Officers – des profils rares mais aujourd’hui essentiels pour les entreprises

L’étude menée par Artefact et Kienbaum, dévoile que malgré les différents obstacles qu’ils rencontrent, les Chief Digital Officers et les Chief Data Officers occupent une fonction essentielle au sein des entreprises. Le contexte du Covid-19 impactant la valeur des entreprises devrait renforcer d’autant plus leur position afin de pallier le manque à gagner et anticiper le retour à l’activité économique après le confinement.  

Artefact, issue d’une nouvelle génération de sociétés en services data, spécialisée dans le conseil en data transformation et marketing digital data-driven, s’est associée à Kienbaum, leader du conseil en gestion des RH, afin de produire une étude sur les Chief Digital Officers – CDiO (Digital) et de Chief Data Officers – CDaO (Data), plus communément appelés les « CD²Os ». Cette étude européenne revient sur leur évolution de postes, leurs défis organisationnels et opérationnels, ainsi que leurs perspectives et s’appuie sur les avis d’une centaine de CD²Os recueillis lors d’un entretien et sur l’analyse de 500 profils LinkedIn sur 21 secteurs clés. Elle révèle que ces profils ont un impact considérable sur les organisations qui mènent des initiatives de transformation numérique par la data et l’Intelligence Artificielle.

Les CDiOs et les CDaOs sont des fonctions de plus en plus présentes au sein des entreprises européennes. A titre d’illustration, 95 % d’entre elles ont recruté un collaborateur en charge des sujets digitaux et 81 % pour la gestion de leurs données. Les CD²Os gagnent également en séniorité et en importance. En témoigne le poste de CDiO qui, à l’origine considéré comme un profil « temporaire », est non seulement devenu un rôle « permanent », mais a aussi été promu à un rang très élevé de la hiérarchie dans l’entreprise. Le poste de CDaO quant à lui est plus récent – 75 % de nouveaux profils ont été engagés au cours des trois dernières années. Le périmètre de ce dernier rôle étant plus clair, il est en capacité de se développer plus rapidement à mesure que la collecte et le traitement des données progressent.

Des défis au quotidien 

Cependant, les CD²Os font toujours face à des défis au quotidien tels que les pressions budgétaires, la ruée sur les talents experts dans l’analyse de données ou le fait de devoir prouver leur légitimité à côté de postes de direction du même niveau et plus traditionnels. Ils sont également confrontés à des difficultés en matière de prévision de la demande, d’amélioration des processus logistiques, de renforcement de l’expérience client et de mise en œuvre de la gouvernance des données.

L’étude révèle que les CDiOs et les CDaOs font face à des obstacles inhérents à leur secteur d’activité. Pour affronter la concurrence des néo-banques, le secteur banque et assurances doit développer des solutions de long terme utilisant les données et l’intelligence artificielle. Les CD²Os du secteur de la grande distribution tentent d’offrir des expériences utilisateurs omnicanales et utilisent les données pour optimiser la chaîne d’approvisionnement et les opérations. Enfin, ceux qui opèrent dans le secteur des services et des industries technologiques doivent comparer les avantages de nombreux projets digitaux afin d’en optimiser les coûts.

Ce rapport vise à fournir aux CD²Os les outils et les conseils dont ils ont besoin afin d’asseoir leur crédibilité et pouvoir transformer leurs entreprises en profondeur. Il souligne ainsi l’importance de la maîtrise des données. Le leadership et la vision au niveau des postes de direction est également mis en avant par les CD²Os, ainsi que les avantages d’une gouvernance centralisée en matière de données (Data gouvernance) et de l’importance de créer des équipes pluridisciplinaires, appelées Feature Teams, dédiées à chaque projet data. En effet, au-delà de l’importance de la data dans les tâches des CD²Os, l’importance de l’humain et de ses méthodes de travail repensées, occupe une place prépondérante.

Un manque de compétences 

En 2020, 50 % des organisations ne disposent pas des compétences suffisantes en matière d’intelligence artificielle (IA) et de culture de la data pour atteindre une valeur commerciale intéressante selon les répondants. Alors que 72 % des dirigeants estiment que l’IA est un avantage compétitif significatif. C’est réalisable par exemple avec l’IA Factory, un framework opératoire agile, qui utilise des méthodologies itératives de Lean AI. Elles permettent de délivrer de la valeur rapidement, en passant de l’idéation et la qualification des cas d’usage jusqu’à la phase d’industrialisation, tout en identifiant de nouvelles sources de revenus présentant un avantage concurrentiel. En revanche, l’étude rapporte que 90 % des cas d’usages pilotes ne sont actuellement pas encore parvenus à l’industrialisation.

« Il n’y a pas de modèle unique pour une transformation data réussie », a déclaré Vincent LUCIANI, cofondateur et COO chez Artefact. « Toutefois, avec les derniers outils d’intelligence artificielle et les solutions de gouvernance des données, les CD²Os peuvent devenir de solides facilitateurs pour l’avenir des entreprises. Nous sommes très fiers de donner de la légitimité aux leaders du digital et de la donnée avec lesquels nous travaillons chaque jour, et de pouvoir démontrer à quel point ils représentent une force indispensable pour l’entreprise d‘aujourd’hui. »

Ces résultats ont été dévoilés lors d’un webinar fin mars. Vous pouvez consulter le replay ici.