« Construire la souveraineté numérique de l’Europe »
Ce lundi 7 février s’est tenu à Paris, la conférence sur la souveraineté numérique européenne organisée par la Présidence française. Lors de cette première journée de nombreux participants éminents (commissaires européens, ministres et parlementaires européens, universitaires, personnalités du milieu associatif et du secteur privé) ont discuté des axes à développer afin d’atteindre cette souveraineté.
Concrètement, quels sont les projets à venir ?
Dans un premier temps une série d’initiatives législatives ont été mises en avant :
- Le projet de législation « DSA » qui permettra de mieux responsabiliser les services numériques en matière de contenus dangereux ou illégaux ;
- Le projet de législation « DMA » qui permettra de rétablir une équité entre les entreprises et de mettre fin aux pratiques commerciales dommageables sur les plateformes numériques ;
- La révision de la directive « NIS2 » qui doit permettre à l’Union européenne de répondre plus efficacement à la menace cyber et de renforcer les capacités de défense de l’industrie européenne ;
Dans un second temps, la Présidence française du Conseil de l’Union européenne a rappelé l’importance de l’unité pour faire face aux enjeux que connait cette dernière. Ainsi douze États membres ont annoncé le lancement d’un Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) pour renforcer l’investissement et l’autonomie en matière de cloud. Une enveloppe estimée à 7 Mds€ contribuera à atteindre cet objectif. En parallèle, seize États membres ont créé un groupe de travail visant à développer les biens communs au sein de l’Union Européenne. Dans le détail, ce projet vise à soutenir notamment le développement de logiciels libres, à l’image de ceux que l’on connait déjà – Wikipedia, Linux, OpenStreetMap et Open Food Facts, pour contribuer « à la préservation du contrôle et de la valorisation collectifs des données personnelles, et par conséquent à l’amélioration de la sécurité des outils et innovations numériques » a précisé le Gouvernement français.
La mise en place de cette unité est immédiate et elle rendra ses conclusions les 21 et 22 juin 2022.







