WEB & IT : LES METIERS QUI RECRUTENT EN 2018

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WEB & IT : LES METIERS QUI RECRUTENT EN 2018

Leader dans le recrutement web et IT depuis près de 20 ans, le Groupe LesJeudis dresse un panorama des métiers particulièrement plébiscités à l’heure actuelle par les recruteurs du secteur.
Pour ce faire, la plateforme a passé au crible plus de 22 000 offres postées sur Lesjeudis.com entre le 1er mai 2017 et le 30 mai 2018.

LE PROFIL DE DEVELOPPEUR A TOUJOURS LE VENT EN POUPE !

« Avec l’entrée en vigueur, le 25 mai dernier, du Règlement Général sur la Protection des Données, on a beaucoup entendu parler du nouveau métier de DPO (en français, délégué à la protection des données). Nous avons donc cherché à savoir si ce RGPD avait changé la donne en matière de recrutement dans le secteur web & IT. A première vue, il n’en est rien ! Les profils de développeurs tiennent toujours le haut du pavé, avec 1 offre sur 3 qui leur est consacrée. On constate également la présence, de plus en plus remarquée, des nouveaux métiers, tels que ceux de Data Scientist, DevOps, ou encore Analyste Cyber,
en phase avec les nouveaux besoins des entreprises. »
Frédéric Woldanski, Directeur Général du Groupe LesJeudis

Parmi les 22 087 offres d’emploi mises en ligne sur Lesjeudis.com ces 12 derniers mois, un profil est particulièrement plébiscité par les recruteurs. Il s’agit de celui de développeur, qui fait l’objet, à lui seul, d’un tiers des recherches.

1- Les qualités requises

Un développeur doit avant tout être rigoureux et disposer d’un bon esprit d’analyse et de synthèse. Ayant lesens du service, il doit également faire preuve de son implication dans le projet et de sa capacité à être proactif.L’esprit d’équipe est sans conteste un « plus » pour ce métier, car un développeur n’exerce que rarement entotale autonomie.

Le salaire moyen d’un développeur

LA CONFIRMATION D’UN NOUVEAU BESOIN POUR LES ENTREPRISES

I. LA MAITRISE DE LA DATA, UN ENJEU STRATEGIQUE POUR LES ORGANISATIONS

Si le profil de développeur a toujours la cote auprès des recruteurs, de nouveaux métiers, liés au « Big Data », confirment leur présence dans le panorama web & IT.

4,3 % de la totalité des offres postées sur la plateforme Lesjeudis.com ces derniers mois sont ainsi consacrées à des postes de Data Engineer, de Data Scientist, de Data Analyst, de Technician Data Management, de Business Data Analyst, de CDO, mais aussi bien sûr, de Data Protection Officer.

L’ensemble de ces profils intervient dans le processus du traitement des données, que ce soit au niveau de sacollecte, de son traitement ou encore de son analyse.

Quelle formation pour ces spécialistes de la data ? On constate que les recruteurs privilégient certains cursus, comme les formations supérieures en statistiques, en mathématiques appliquées, ou encore en data science.

Métier très convoité par les entreprises comme par les étudiants, son rôle est en effet stratégique dans les organisations, ce qui explique son haut niveau de rémunération. Ainsi, à l’embauche, un junior peut prétendre à un salaire de plus de 40k€, quand celui des plus expérimentés peut dépasser les 100k€.

“L’analyse des données est devenue un métier à part entière. En permettant, notamment, de proposer à sesclients et utilisateurs une expérience toujours plus personnalisée, elle concerne tous les secteurs d’activité et tous les types d’entreprises. Les besoins sur ces types de profils ne devraient pas faiblir.” Romain Ehrenfeld, Chef de projet web

II. LE DEVOPS…KESAKO ?

Parmi les nouveaux métiers du numérique figure également celui de « DevOps ». Un intitulé qui peut semblerbien obscur, et qui pourtant n’est que la contraction de deux mots, celui de « Development » et celuid’« Operations ». Plus concrètement, le rôle d’un DevOps se situe à mi-chemin entre celui d’un Développeur logiciel et celui d’un Administrateur système. Au sein d’une organisation, ces deux métiers peuvent avoir desobjectifs contradictoires. L’apparition du profil de DevOps permet de remédier à cela. En effet, sa doublecompétence permet au DevOps de créer des applications qui seront parfaitement adaptées à l’infrastructure etqui continueront de fonctionner dans le temps.

Apparu sous l’impulsion des start-ups, il permet aux petites structures de bénéficier d’un profil technique multi-casquettes, d’où des gains de temps, de coûts, de qualité et d’agilité. Pour ces mêmes raisons, c’est égalementun poste de plus en plus recherché par les grandes organisations. Sous des intitulés de poste différents (Administrateur DevOps, DevOps, Ingénieur DevOps, architecte DevOps), ce sont ainsi 2,5 % des offres postées sur la plateforme qui sont dédiées à ce nouveau profil.

Dans les mêmes grilles de rémunération que les autres développeurs, un DevOps expérimenté perçoit un salairepouvant varier de 49 à 59k€. Au-delà de 5 ans d’expérience, sa rémunération peut dépasser les 65k€.

« AWS, Azure, Google Cloud, ces géants ont permis la démocratisation du virtuel. Depuis, de nombreuses sociétésutilisent ces services. Cette transformation ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin ! », commente Romain Ehrenfeld.

III. LA CYBERSECURITE, LA NOUVELLE PRIORITE

Data Scientist Cybersécurité, Architecte Cyber, Analyste Cyber ou encore Expert en sécurité des SI… Au sein de la plateforme Lesjeudis.com, ce sont, sur les 12 derniers mois, 1,4 % des offres qui sont consacrées à ces métiers dédiés à la gestion du risque informatique.

Si les appellations et les profils peuvent diverger, tous ces professionnels ont en effet pour mission, dans le cadre des politiques et règles de cybersécurité définies pour leur entité, de participer à la définition des contrôles de sécurité requis et d’assurer leur mise en œuvre globale. Au quotidien, ces professionnels accompagnent donc les équipes, tant opérationnelles qu’informatiques, dans l’identification, l’analyse, et le reporting des risques existants comme potentiels.

Pour ce type de profils, la formation la plus plébiscitée par les recruteurs est celle de diplômé(e) d’une écoleInformatique classique (Telecom Paris Tech, ESIEA, EPITA, EPITECH…) avec une spécialisation en sécurité, ou d’un Master 2 équivalent. Les rémunérations sont, là aussi, particulièrement attractives, allant de 40k€ pour les moins expérimentés, à 65k€ pour les profils plus seniors.

« Avec la multiplication des cyberattaques et le développement du Big Data, la cybersécurité est désormais devenue un enjeu stratégique et une véritable priorité pour toutes les structures, qu’elles soient publiques ouprivées. », conclut Romain Ehrenfeld.

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