Briser le « mythe de la génération du millénaire »

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VMware a  menée une étude auprès de 5 700 employés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA), sur les compétences numériques.
Surprise :  elles ne sont pas réservées aux « millénaires » ou à la « génération Z ».

Elles représentent au contraire une priorité pour l’ensemble des employés en raison de leur impact sur eux-mêmes et sur l’entreprise au sens large. Ainsi, pour les personnes interrogées en France, l’usage généralisé de compétences numériques est susceptible d’améliorer l’avantage concurrentiel de l’entreprise (69 %), de renforcer la collaboration entre collègues (63 %), et d’accroître le chiffre d’affaires/la rentabilité de leur entreprise dans les cinq années à venir (64 %).

Avec près de deux tiers (61 %) des répondants français souhaitant consacrer une partie de leur temps libre à l’acquisition de nouvelles compétences numériques et méthodes de travail, pour plus de productivité, la reconnaissance du rôle que peuvent jouer les compétences numériques et l’appétit pour ce type d’apprentissage se confirment.

En outre, les employés des générations précédentes s’intéressent eux aussi activement à des compétences numériques plus techniques : 39 % des 45-54 ans au niveau européen recherchent des conseils ou des formations en  conception et création d’applications mobiles, et près du tiers (31 %) des personnes âgées de plus de 54 ans  en écriture de code et en création de contenu en ligne. 

Malgré une telle reconnaissance, aujourd’hui, moins de la moitié (48 %) des employés s’estiment en mesure d’utiliser pleinement leurs compétences numériques au sein de leur entreprise. Parmi les freins, nous pouvons citer le fait  que le « numérique » ne fait pas partie des objectifs personnels (48 %), le manque de budget (43 %), l’absence d’une prise en charge adéquate par le service informatique (40 %) ou des politiques d’entreprise trop restrictives (39 %).  

« A l’heure du numérique, les compétences des employés font l’objet de changements en profondeur. Elles transforment les modes de fonctionnement des entreprises, et ont un impact sur la façon dont la stratégie, l’orientation et les décisions sont établies et formulées », déclare Matt Crosby, responsable expertise pour le Royaume-Uni et l’Irlande chez Hay Group, une société de conseil internationale. « Le défi qui est aussi une opportunité est alors d’associer les compétences des équipes expérimentées comptant des années d’activité à l’ère du pré-numérique, avec celles des talents plus jeunes apportant des expertises, attentes et motivations nouvelles. Chaque entreprise doit s’efforcer de trouver un système qui réunit les différentes générations, en continuant à faire correctement les choses qui existaient déjà  (comptabilité ou mesure des performances et des résultats), tout en s’assurant que les idées et les nouvelles méthodes de travail puissent s’épanouir. »

La symbiose entre les responsables informatiques et les équipes de direction doit jouer un rôle majeur dans la conduite du changement vers  un modèle d’organisation davantage axé sur le numérique. Aux yeux des personnes interrogées en France, le service informatique doit être le premier moteur de cette transformation (33 % des répondants), tandis que 24 % attribuent cette responsabilité au directeur général/PDG, 9 % au conseil d’administration et 15 % aux responsables d’autres services isolés. Beaucoup d’employés estiment que la direction doit prendre une part plus active dans cette transformation : seule la moitié des répondants (54 %) affirment que leurs équipes de direction encouragent l’usage de nouveaux modes de travail dans leur organisation.   

En outre, les répondants estiment qu’il est prioritaire d’investir davantage dans des formations officielles pour développer leurs compétences numériques (53%), de mieux rétribuer et reconnaitre  l’utilisation de compétences numériques (52 %) et de développer une culture intégrant ce type de compétences (45 %). 

« Dans le monde professionnel d’aujourd’hui, les transformations numériques réussies reposent sur une culture, des individus et des compétences », déclare Joe Baguley, vice-président et directeur technique de VMware EMEA. « Les entreprises investissent massivement et à juste titre dans des talents “numériques” afin d’exploiter les compétences et capacités clés qui pourront  leur permettre d’évoluer, d’accélérer leur innovation, de s’engager pleinement auprès de leurs clients et ainsi améliorer leurs résultats. Nous sommes déterminés à travailler avec toutes les organisations pour les aider à mieux comprendre “l’art du possible” en matière de transformation complète à l’ère du numérique, sans qu’elles n’aient à faire de compromis au niveau de la sécurité et des opérations. Ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront tirer pleinement parti de leurs talents, quel qu’en soit l’âge, et leur permettre d’exprimer leur potentiel. »